Zone de libre-échange continentale (ZLECAf): L’Algérie ratifie  l’Accord

ZECLAF

Par Rabah Kahouadji

En mars 2018 s’est déroulé à Kigali capitale du Rwanda, un sommet extraordinaire de l’Union africaine avec comme  principal ordre du jour l’accord sur la zone de libre- échange africaine (ZLECAf).

C’est l’aboutissement de deux années de consultations entre les dirigeants africains, en dépit de quelques réserves voire de réticences  de certains chefs d’Etats, 44 pays ont paraphé le texte final comprenant : l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLECAf), le protocole de libre-circulation des populations sur le continent et la déclaration de Kigali, le communiqué solennel du sommet. La Zone de libre-échange continentale (ZLECAf), un des étendards de l’agenda 2063 de l’Union africaine, était en discussion depuis 2012.

Il vise à créer un marché commun de 1,2 milliard d’habitants, dont le PIB cumulé avoisinerait 2 500 milliards de dollars. Du reste, la ratification officielle par l’Algérie de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine est intervenue lors de la réunion des ministres africains du Commerce qui se tient depuis dimanche dernier à Accra la capitale du Ghana

A cette occasion, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a indiqué que le lancement de la ZLECAf constituait une « étape cruciale pour le renforcement de la coopération et des échanges entre les Etats africains » qui, a-t-il dit, recèlent d’importantes potentialités dans plusieurs domaines, notamment des ressources naturelles, agricoles et minières.

Cependant, la ratification dudit Accord permettra aux Etats concernés de bénéficier de l’élimination progressive des barrières tarifaires sur une période de cinq (5) ans après son entrée en vigueur prévue en juillet 2020. Conscient des enjeux de la mise en place d’un tel espace économique, le ministre du commerce algérien  a tenu à rappeler à cette occasion que la zone de libre-échange continentale constitue un pacte historique dont la concrétisation représente une avancée majeure pour l’intégration et l’unité africaines.

Le projet renforcera à coup sur ,tant la position de l’Afrique dans le commerce international, que la capacité du continent à interagir sur un pied d’égalité avec les autres blocs économiques mondiaux.

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