Tebboune/2020 : sous le signe de la révision des cahiers des charges

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De tous les dossiers qui encombrent le bureau du président Abdelmadjid Tebboune, il en est un qui n’attendra pas : celui de la relance économique, disent des experts économiques rencontrés lors d’une réunion informelle à Alger. Et pour cause, le nouveau gouvernement qui sera installé prochainement fera immédiatement face à des défis économiques et financiers prioritaires.

Il est évident que pour Abdlmadjid Tebboune, il s’agit d’introduire des réformes appropriées à l’économie, en administrant une thérapeutique à hauteur du mal qui ronge le pays. Le préalable de cette relance nécessaire au décollage de l’économie est de dégripper la machine économique et la relancer sur de bonnes bases. Finies les complaisances et les complaisances, finies aussi les approximations et les navigations à vue.

L’année « blanche » observée par l’économie algérienne, la croissance en berne, ainsi que les dossiers en souffrance faute de décision et de stabilité ont coûte des milliards de dinars au Trésor public.

Il y a certainement aujourd’hui, une évaluation précise à établir dans tous les secteurs économiques, un audit d’ensemble pour dresser un diagnostic sérieux et multiforme. Le secteur de l’industrie semble être le plus affecté. Infesté par des managers opportunistes et sans réel bagage, il a été laminé par l’incompétence et l’amateurisme, ce qui a généré une fausse industrie, elle-même généré par des projets de façade sans aucun contenu fiable. De même que les produits électroniques et les industries de montage, qui ont été un gros flop en 2018 menaçant plus de 200 000 travailleurs de se retrouver « sur le carreau ».

Toutefois, plus haut que tous ces dossiers, il y a lieu de revoir les cahiers des charges, conçues et approuvés au temps de l’ancien système et qui ont démontré toute leur inanité.

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