Billet: la dualité du public-privé

infrastructure

La perpétuelle quête des politiques subsiste dans leur  volonté à relever les défis qui se posent à leurs environnements  et les réponses attendues doivent conjuguer deux éléments essentiels à la survie de toute population.

Le première est un éléments intrinsèque qui relève du « bien être » du peuple , et qui est au cœur de toutes les hypothèses. Ce bien être se traduit schématiquement dans les éléments suivants :

1- une éducation de qualité, pour permettre à une société d’intégrer le cercle vertueux, à travers une ressource humaine capable de prendre en charge les besoins socio-économiques présent et future ;

2- un système de santé de qualité, apte à répondre aux impératifs de sécurité sanitaire, assortie d’une large vision proactive, intimement liée aux besoins vitaux de la population. Cette requête est la conjonction des moyens humains et matériels;

3- une qualité de service, notamment à travers une simplification des procédures et un traitement intelligent des requêtes;

4- une qualité de vie à travers une disponibilité des espaces de détente et de loisir, autant sportifs  que Culturels où le génie et la création trouvent libres cours ;

5- des cités munie des commodités et facilités de vie, dans l’urbanisme, le transport et autres services publiques et privés ;

6- un travail valorisant qui répond aux aspirations et aux sacrifices de chaque individu, basée sur le mérite et la persévérance .

Les six éléments cités plus hauts ne peuvent se réaliser qu’à travers des investissements publics et privés, mais souvent motivés par « le profit »;

La motivation du « profit »

L’élément du profit reste intiment lié à toute métamorphose sociale et le gain reste le moteur du bien être. La conjonction des deux éléments est la seul garantie d’une nouvelle ère. Les idées s’opposent pour décrier le capitalisme et les capitaux évitent les systèmes à forte connotation sociale, préférant ainsi pousser les États à abandonner leur missions régaliennes , pour créer des accélérateur socio- économiques capables de répondre aux aspirations des peuples. Mais ce schéma pose des limites sérieuses, à savoir :

1- les États rentrent en compétition économique tout en brandissant le caractère public de l’investissement, loin des ratios de survie, nécessaires au réinvestissement et à la performance, souvent rongé par le suremploi;

2- l’Etat, en qualité de régulateur, ébranle les marchés par des clauses léonines, souvent à son privilège, décrétant ainsi un protectionnisme et des monopoles et créant des barrières  à l’entrée infranchissable; d’où le phénomène d’éviction des agents économiques non publiques;

3- la capacité de mutation et la flexibilité en terme de gestion ne sont pas les outils privilégiés des investissements public qui, au bout de quelques années, des écarts technologiques et économiques se créent , amenant vers une obsolescence des outils de productions ;

4- l’endettement et les recapitalisations, souvent utilisés comme filet de protection d’une batterie d’entités, incapable de survivre  sans perfusion .

L’investissement privé en Algérie à faussé l’équation économiques à travers :

A- l’accès au foncier sans contre partie;

B- l’accès au financement sans limite ;

C- l’accès à la commande publique ;

D- l’accès aux avantages douaniers et fiscaux ;

E- l’accès aux ressources en devises produites par le secteur de l’énergie ;

F- création de barrières ( situation quasi-monopolistique) pour restreindre les marchés et éviter la concurrence .

De ce qui précède, il est inconcevable qu’un élan économique puisse se produire, sans l’apport d’un secteur privé fort et actif, comme il est inconcevable que le secteur publique soit l’unique locomotive du changement.

Ainsi, un pacte socio-économique saint, doit être élaboré avec des règles de jeux clairement définis, en tenant compte des erreurs passées .

Dans cette logique de profit/bien être, l’Etat doit se séparer de son rôle d’agent économique, pour investir dans l’infrastructure nécessaire à l’émancipation des autres acteurs qui auront pour mission de créer de la valeur, tout en préservant  le droit à l’Etat de collecter les impôts et taxes sur l’usage des infrastructures publiques .

Tous les secteurs peuvent admettre l’existence d’entité privées, capable de trouver les ressources nécessaires à leur financement et capables de répondre à un marché et offrir ainsi la plus value espérée; en stimulant la  production interne qui réduirai  son équivalence sur la balance des paiements et ferait croître le PIB du pays.

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