Pétrole: la demande mondiale devrait retrouver ses niveaux pré-pandémie d’ici la fin de l’année

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L’Agence internationale de l’énergie a indiqué mercredi que la demande mondiale de pétrole devrait retrouver ses niveaux pré-pandémie d’ici la fin de l’année à hauteur de 99,6 mbj au 4e trimestre, en raison de l’intensification des campagnes de vaccination.

Selon le bilan mensuel de l’agence, la demande devrait retrouver ses niveaux pré-pandémie d’ici la fin de l’année, à 99,6 mbj au 4e trimestre, tout proche des 100,6 mbj du dernier trimestre 2019. Ainsi, l’AIE a maintenu « en gros » ses attentes en matière de reprise pour le second semestre, « étant attendu que les campagnes de vaccination continuent à s’étendre et que la pandémie passe largement sous contrôle ».

L’agence a réduit légèrement sa prévision de croissance annuelle, à 5,4 millions b/j en 2021, en raison de ce début d’année encore difficile. Elle a indiqué que la demande mondiale de pétrole a reculé en avril du fait d’un rebond de l’épidémie notamment en Inde. Le recul de la consommation en Inde ou encore en Thaïlande a ainsi effacé « des tendances récentes plus positives en Europe et aux Etats-Unis », a-t-elle mentionné.

La demande globale a reculé de 130.000 barils par jour par rapport à mars, pour atteindre 94 millions de barils par jour (mbj), un niveau inférieur à celui observé fin 2020. L’offre pétrolière ne devrait pas grimper aussi nettement, les producteurs de l’OPEP+ (incluant entre autres la Russie) ayant décidé de procéder à une hausse de la production progressive en vue d’assurer la stabilité des prix de l’or noir.

« Si l’organisation continue sur cette voie, l’écart entre la demande et la production pourrait atteindre 2,5 millions de barils par jour d’ici la fin de l’année », a souligné l’AIE, ajoutant que « même si un accord est trouvé permettant l’assouplissement des sanctions contre l’Iran, cet écart serait encore de 1,7 mbj ». Les dirigeants de l’OPEP+ doivent se retrouver le 1er juin pour évaluer leur niveau de production pour les prochains mois. A ce propos, l’AIE a soutenu que les pays de l’Opep+ « ont la flexibilité nécessaire permettant de l’intensifier relativement rapidement, pour combler les éventuels écarts susceptibles d’émerger ».