Législatives du 12 juin : Comment et pourquoi le FFS a dit non !

Le Front des forces socialistes ne participera pas aux législatives du 12 juin prochain. C’est après deux jours de débats houleux que le Conseil national du FFS a décidé de boycotter le scrutin. La position du plus vieux parti de l’opposition était très attendu, mais surtout imprévisible. L’opinion publique était en effet partagée. D’aucuns attendaient la participation du FFS vue que la direction a montré des signes « de normalisation » avec le pouvoir. A commencer par la rencontre avec le Président Tebboune, et la couverture des activités du FFS par les médias publics. Mais c’était sans compter sur la mobilisation et le refus catégorique de la base et des cadres du parti qui ont rejeté cette élection. D’ailleurs la décision de participer ou pas aux scrutin du 12 juin a failli diviser le parti qui vient à peine de sortir d’une crise interne sans précédent.

Selon le communiqué du parti, “les conditions des élections législatives ne sont pas réunies” actuellement. Par conséquent, “le FFS ne participera pas à cette élection”, a indiqué le parti dans sa résolution finale. Comme lors des dernières déclarations de ses dirigeants, le parti de Hocine Aït Ahmed rappelle que “dans les conditions actuelles, les élections ne constituent pas une solution à la crise actuelle que traverse le pays”.

Il rappelle son exigence d’aller vers “un dialogue national inclusif”. Déjà dans l’allocution d’ouverture du conseil national qui s’est tenu à Sidi Fredj, le membre de l’instance présidentielle, Hakim Belahcel, a donné le ton. “(…) Le FFS et sa base militante ne serviront pas d’escabeau à tous ceux qui ont été à l’origine de la tragédie nationale”, a prédit le dirigeant qui a focalisé les critiques depuis sa récente rencontre avec le chef de l’État.

Il faut dire que la direction a ctuelle du FFS, même si ne l’a jamais dit clairement, a voulu participer aux élections. Une aile très influente au sein du FFS a tout fait pour peser de tout son pois pour maintenir le cap des élections et ne plus jouer le jeu de la chaise vide.

Cependant, la pression de la base a pris le dessus notamment après le Post de Jugurta Ait Ahmed, fils du feu Hocine Ait Ahmed, qui a clairement appelé a rejeter les élections. Cette donne a changé d’avis aux plus hésitants. Poussé dans ses derniers retranchements, la direction du FFS a décidé de procéder au vote à bulletins secret. Cette décision a été fortement critiqué et rejeté par les membres du Conseil national. Ces derniers criaient, à qui voulait les entendre, que cette pratique de bulletins secret n’a jamais existé au sein du parti.

Après tractations, débat houleux et forts échanges parfois, le verdict est tombé. Le FFS dit non aux élections législatives du 12 juin 2021.

Cette non participation est un coup dur pour le pouvoir, qui a espéré voir le FFS participer aux législatives de juin prochain. Cet œil particulière des autorités envers le FFS est due essentiellement à l’intérêt vers la Kabylie. Une Kabylie qui, habituellement, rejette tout élection et qui connait un taux de participation des plus faibles.

Ce contenu n’est accessible qu’aux membres du site. Si vous êtes inscrit, veuillez vous connecter. Les nouveaux utilisateurs peuvent s'inscrire ci-dessous.

Connexion pour les utilisateurs enregistrés
   
Nouvel utilisateur ?
*Champ requis