Le blé soutenu par les rumeurs de restrictions à l’export en Russie

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Les prix du blé étaient en progression, vendredi à la mi-journée, soutenus par de possibles mesures de restriction des exportations en Russie, et un rapport américain qui prévoit une contraction des stocks mondiaux. Alarmé par la flambée des prix de certains produits alimentaires de base, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a demandé jeudi au gouvernement de lui présenter d’ici lundi des mesures d’encadrement des prix sur le marché intérieur.

« C’est ce qui a redynamisé les cours, alors qu’ils étaient plutôt sur une tendance de faiblesse et de prises de bénéfices de fin d’année », a indiqué un courtier ayant requis l’anonymat. Concernant le blé, « on ne sait pas si ce sera que des taxes, ou bien à la fois des taxes et un contingent limité de volumes », a-t-il ajouté. Les autorités envisageraient « un projet basé sur 2 axes », selon une note du cabinet Inter-Courtage : un quota d’exportations entre le 15 février et le 30 juin, « déjà envisagé préalablement à hauteur de 17,5 millions de tonnes mais jugé non restrictif », et, deuxième axe, une taxe à l’exportation des blés, « dont le calcul paraît assez complexe, mais dont la valeur est estimée à 25 dollars/tonne », a indiqué Inter-Courtage.

Le rapport mensuel Wasde (World Agricultural Supply and Demand Estimates), publié jeudi soir par le ministère américain de l’Agriculture, a par ailleurs revu à la baisse ses projections quant aux stocks mondiaux de blé à l’issue de la campagne 2020/21, une baisse imputable à l’appétit de la Chine, revu à la hausse de 3 Mt pour l’alimentation du bétail.

Vers 11H45 GMT sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 1,50 euro sur l’échéance de mars à 206,25 euros et de 1,75 euro sur l’échéance de mai à 203,50 euros, pour environ 12.000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, progressait de 75 centimes sur l’échéance de janvier à 189,50 euros et de 25 centimes sur le contrat de mars à 190 euros, pour un peu plus de 400 lots échangés.