J – 5 de la Présidentielle: 5 candidats sortent du lot

mouradia

Difficile, très difficile, le métier de président de la République. Il n’est que voir ce qu’endurent les 145 candidats et pseudo-candidats pour collecter les 50 000 signatures dans  au moins 25 wilayas (ajoutez aussi que le nombre de signatures exigées pour chaque wilaya se saurait être inférieur à 1200) pour s’en convaincre.

D’après nos informations, puisées auprès des permanences des candidats, seuls cinq candidats arrivent à faire sortir la tête de l’eau: il s’agit de  Abdelmadjid Tebboune, Belaïd Abdelaziz, Azzeddine Mihoubi, Ali Benflis et accessoirement, Abdelkader Bengrina, qui opère encore les derniers réglages avant de finaliser son dossier.

On voit donc que ce sont les politiciens qui bénéficient d’un appareil politique, d’un parti rôdé en l’occurrence, ou qui bénéficient d’un certain crédit auprès des électeur, qui ont pu traversé tous les obstacles posés en cours de route.

Pour les autres, c’est le clap final; à quatre jours de la présidentielle, ces candidats continuent à se surveiller, à s’épier et à se neutraliser par des vraies déclarations et des fausses pistes. La collecte des signatures réglementaires qui leur ouvre en même temps l’éligibilité et la voie vers la course à El Mouradia, s’avère pour eux plus difficile que prévue. Et aucun ne fait part de ses soucis, de ses difficultés à surmonter pareil écueil ou de son incapacité à collecter les signatures légales.

Cette épreuve des signatures a agi comme un véritable tamis; et aura le mérite d’avoir démasqué les aventuriers et les agitateurs, qui devront vite se faire oublier. Finie la récréation, place aux candidatures sérieuses et aux candidats politiquement costauds et présidentiables.

De ce fait, on ne se bouscule plus pour aller vers les bureaux de l’autorité nationale indépendante des élections, (ANIE), présidée par Mohamed Charfi, déposer fièrement son dossier avec toutes les conditions imposées honorées. Chacun aura compris que les limites du tolérable ont été franchies et que dorénavant, ne continueront le chemin que les seuls « vieux routiers » de la politique.

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