Information: appel à l’actualisation d’un système juridique propre au secteur

Les participants à une conférence sur « le journalisme entre la loi et la pratique » lundi à Oran ont appelé à l’actualisation d’un système juridique propre au secteur de l’information et la promulgation du code de l’information de l’année 2012.

Lors de cette rencontre organisée par le département de l’information et de la communication de l’université Oran-1 Ahmed Benbella à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’accorder davantage d’intérêt au domaine numérique, de veiller à la maîtrise de la législation encadrant cette activité et de contrôler tout dépassement.

A l’ouverture de cette conférence, qui a vu la participation des étudiants en communication et information et d’enseignants de l’université d’Oran et de Mostaganem, Dahou Faghrour, doyen de la faculté des Sciences sociales et Islamiques à laquelle est rattaché le département de l’information, a mis en avant l’importance que revêt le thème de la liberté d’expression « qui n’est plus un slogan, mais un indicateur de mesure qui renseigne sur la pratique de l’information dans les Etats ».

Ahmed Amrani de la même université, spécialisé dans l’information juridique, a abordé, dans sa communication intitulée « le système juridique en Algérie entre la réalité et les espoirs », au début l’évolution de la législation dans le secteur de l’information en Algérie depuis le code de l’information de l’année 1990 au code de l’année 2021 et la loi relative à l’exercice de l’audiovisuelle en 2014.

Il a appelé au parachèvement de ce qui reste des textes organiques (6) du code de l’information de l’année 2012, (6) dans la loi sur l’audiovisuel et l’installation d’une instance de programmation créée selon les textes juridiques, notamment l’Autorité de régulation de la presse écrite et le Conseil supérieur d’éthique et de déontologie de la presse.

Pour sa part, Hammadi Mohamed a parlé de son expérience dans la presse, pour avoir exercé au quotidien « Echourrouk », abordant le rôle du journaliste qui dénonce les affaires de corruption et les difficultés d’accès aux sources d’information. Le journaliste Djaffar Bensalah du Journal « El Khabar » a abordé, quant à lui, la « production de contenus », expliquant que « la guerre cybernétique à laquelle est exposée l’Algérie, nécessite d’être orientée vers la production de contenus de « l’information ». De même qu’il a été mis l’accent durant cette rencontre, sur la nécessité de lier la liberté d’expression à la responsabilité sociale notamment pour ceux qui pratiquent cette profession pour que les droits des autres et le respect de la vie des personnes ne soient pas bafoués.