Formation professionnelle/Cosider: convention de partenariat pour une formation continue au profit des travailleurs

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Une convention de partenariat a été signée, lundi à Alger, entre l’Office national de développement et de promotion de la formation continue (Ondefoc) et le groupe Cosider pour la prise en charge de la formation des travailleurs du groupe dans les 12 filières professionnelles définies dans la convention. La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Hoyem Benfriha a souligné à cette occasion, que cette convention est le fruit d’un travail laborieux entre les parties au partenariat, indiquant que son secteur s’attellera, via l’office, à « assurer différentes formations au profit des travailleurs du groupe COSIDER et de ses filiales dans les 12 filières professionnelles définies dans la convention ».

L’office aura également à assurer l’élaboration « des études et des consultations dans les domaines d’intérêt du groupe et de ses dix filiales ainsi que la confirmation des compétences acquises », a-t-elle précisé. Mme Benfriha a salué la relation « étroite » de partenariat qui lie son département à celui des travaux publics dans le domaine de la formation professionnelle de base dédiée aux jeunes, la formation continue et l’amélioration du niveau des travailleurs, indiquant que « le secteur du bâtiment et des travaux publics est un secteur prioritaire dans le programme du gouvernement qui nous permet d’adapter la formation aux besoins exprimés pour mettre à niveau les ressources humaines dans ce domaine ».

Elle a rappelé les efforts de son secteur dans le domaine pédagogique, la modernisation des équipements et l’amélioration du niveau des ressources humaines et financières pour accorder une formation dans diverses spécialités de façon à faciliter l’insertion professionnelle des diplômés des établissements de formation et garantir une formation continue de qualité.

Elle a fait savoir que « plus de 100.000 stagiaires sont inscrits dans les filières qui intéressent le groupe, à savoir le bâtiment, les travaux publics, les constructions métalliques, l’hydraulique, la mécanique des moteurs outre l’insertion de nouvelles spécialités adaptées aux exigences du marché de l’emploi. Pour sa part, le ministre des Travaux publics et des Transports, Kamel Nasri a affirmé que cette convention permettra d' »assurer une meilleure formation dans le domaine des métiers des travaux publics et des transports soulignant l’importance de la coopération intersectorielle pour l’instauration d’une économie basée sur les compétences nationales et à la hauteur des défis à relever ». L’Algérie connait la réalisation de plusieurs projets d’envergure notamment dans le domaine des infrastructures, dont la majorité a été confiée aux groupes et entreprises publics, a fait savoir M. Nasri.

Ces entreprises ont acquis une expérience avérée dans le domaine des travaux publics et des Transports qui leur a permis la la réalisation de projets de haute précision, a-t-il poursuivi, soulignant que « relever le défi de la formation dans ce domaine permettra l’exploitation des compétences nationales et l’exportation des expertises, outre la réalisation de projets sur les plans régional et continental ».

Intervenant à cette occasion, le P-dg du groupe Cosider, Lakhder Rekhroukh a indiqué que « le véritable investissement repose sur l’investissemnt dans la ressource humaine sachant que l’économie de la connaissance est fondée sur les compétences et les expériences afin d’être au diapason des avancées scientifiques ». « La réalisation de ces objectifs « nécessite la mise en oeuvre des politiques d’apprentissage et de formation pour optimiser les niveaux du développement de la connaissance et de la capacité à l’innovation », a-t-il insisté.

Pour ce faire, ajoute le responsable, « le groupe Cosider a consacré des enveloppes importantes de l’ordre de 300 millions par an pour la formation de 6.000 travailleurs, ce qui lui a permis d’investir de nouveaux domaines qui étaient auparavant le monopole des firmes étrangères », ajoutant que la politique de formation « a aussi permis au groupe d’occuper la première place au niveau national et la troisième en Afrique avec des compétences exclusivement algériennes ».