EL TARF: CRI DE DÉTRESSE DES JEUNES D’OUM TEBOUL

Oum Teboul

 Par Tahar BOUDJEMAA

Les jeunes de la commune d’Oum Teboul dans la daïra d’El Kaka wilaya d’El Tarf située à quelques encablures de la ville balnéaire de Tabarka dans le gouvernorat de Jendouba en Tunisie interpellent les autorités locales et de wilaya afin de leur venir en aide. Selon des jeunes rencontrés hier sur la rue principale qui donne sur le dernier village de la commune El Haddada avant de regagner le poste de contrôle, ces jeunes meurent à petit feu. La commune est marginalisée et elle connait depuis une année une instabilité.

Le maire est démis de ses fonctions parce qu’il est poursuivi pour plusieurs affaires de justice comme bon nombre de maires dont certains ont été condamnés pour plusieurs griefs. Les jeunes de cette localité rurale ex village agricole appauvrie par une gestion irrationnelle, très pauvre même ne savent plus où se donnaient la tête. ‘ Le chômage au niveau de cette municipalité ajouteront G.R. et H, Reda des jeunes désespérés  est endémique’. Un autre jeune universitaire dira en ces terme: ‘ aucun interlocuteur pour nous rassurer, les jeunes de la commune n’ont pas bénéficié du volet d’insertion dont on parle bien au contraire plus leurs bénéficiaires de contrat temporaire ont été surpris par la résiliation de leurs contrat.

Le stade de la commune est dans un état indescriptible : il ressemble à tout sauf à un stade de pratique sportive, pas de lieu culturel d’occupation, rien absolument rien ». Un autre la trentaine environ SM. prend le relais pour dire : Ici les jeunes par d’espoir se réfugient dans la consommation des drogues sous toutes ses formes ». A vrai dire ce phénomène étranger pour des patelins comme Oum Teboul, El Ayoun, Zitouna ou Bougous »  tue des jeunes à la fleur de l’âge. Les directions de la wilaya ont échoué dans la mission dont les sont investies pour résorber ces jeunes aux biceps encore intacts. Il est navrant d’entendre des jeunes tenir un langage de désespoir.

La plupart projettent à quitter le pays par n’importe quel moyen même au prix de leur vie. Ici comme dans la plupart des communes qui ne disposent pas de ressources, les jeunes vivent au désespoir. La pauvreté frappe presque toute les familles. La vie est difficile aucune amélioration des conditions de vie. Pas de logement, pas de travail les parents ne savent plus comment nourrir leurs mioches. Leurs terres arables et celles de leurs parents ne rapportent plus car les moyens de productions coûtent les yeux de la tête «  nous renseigne un jeune. Nombre de jeunes se sont versés dans le travail de la terre en dépit d’un brillant parcours scolaire où ils ont décrochés des  diplômes avec de bonnes mentions. Les autorités locales sont dans l’obligation de réagir vite pour mettre un terme à une telle situation.