Développement de Tamazight: signature d’une convention entre le CNRLCA et le HCA

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Une convention a été signée, lundi à Alger, entre le Centre national de recherche en langue et culture amazighes (CNRLCA) et le Haut conseil à l’amazighité (HCA) dans le but de « fixer » le cadre de partenariat entre le secteur de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et le HCA.

La convention concerne divers domaines de recherche liés au développement de Tamazight et au « renforcement » des nouveaux acquis réalisés par cette langue comme étant « un des fondements de l’identité nationale algérienne », en œuvrant pour sa « promotion et son développement » dans sa variante linguistique utilisée à travers l’ensemble du territoire national.

La convention a été signée par le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad et le directeur du CNRLCA dans la wilaya de Béjaïa, Mustapha Tadjet, sous l’égide du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane. Le secteur de l’Enseignement supérieur a adopté « au titre de sa stratégie de formation et de recherche, une politique d’ouverture de l’Université sur son environnement socio-économique direct », a affirmé le ministre, soulignant que cette stratégie « commence à se concrétiser dans la consécration du concept de partenariat, comme base élémentaire pour l’introduction de la formation de terrain dans les programmes pédagogiques et approches de formation.

L’objectif ciblé est de préparer l’étudiant diplômé à intégrer directement et sans complexes le monde du travail et de l’innovation », a-t-il poursuivi. Ladite stratégie s’est concrétisée par « l’établissement de contrats de partenariat avec les acteurs dans le domaine socio-économique », notant que cette politique « a porté ses fruits », et les partenariats commencent à « se multiplier » et à « se diversifier » entre l’Université et son environnement depuis juillet 2020 pour atteindre un total de 13 conventions-cadre de partenariat et de coopération, et ce outre les conventions bilatérales entre l’Université algérienne et les centres de recherche.

Ces relations de partenariat ont concerné également plusieurs institutions publiques et privées, a fait savoir le ministre, indiquant que le secteur de l’enseignement supérieur « encourage la pluralité et le développement de ces partenariat car convaincu de l’impératif d’exercer une recherche scientifique appliquée destinée au développement globale ». A propos du Centre national de recherche en langue et culture amazighes (CNRLCA), celui-ci œuvrera, dans le cadre de ce partenariat, à « ouvrir la voie à l’échange et à la coopération avec le HCA, conformément aux potentialités disponibles auprès des deux parties et aux procédures réglementaires en vigueur, a ajouté M. Benziane.

S’adressant au directeur de CNRLCA, le ministre a appelé à « veiller » à la concrétisation des clauses de cette convention par « la contribution effective » au développement de la recherche scientifique et culturelle amazighe et à « encadrer » les activités du HCA en matière des comités scientifiques spécialisés ainsi que les ateliers et les sessions de formation spécialisés en Tamazight. Il a également plaidé pour la création d’une commission mixte chargée « de définir, de suivre et d’évaluer les domaines et les activités d’intérêt commun », exprimant « la disposition » de son secteur à contribuer à mettre ses capacités et ses expériences à la disposition du HCA et à prendre en charge les besoins exprimés en matière des ressources humaines. Le SG du HCA a affirmé, pour sa part, que la recherche scientifique est « un élément fondamental » sur lequel « mise » le HCA pour faire sortir Tamazight « ancrée » dans l’histoire, du cercle de « l’oral et du langage étroit » vers un domaine « large et rassembleur » impliquant l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et l’éducation nationale pour mieux traiter les problématiques ayant trait à la préparation linguistique, l’écriture, la transcription et l’exploration cognitive et méthodologique à même de concrétiser la production des terminologies et des concepts dans les sciences du langage et les différents domaines scientifiques.

Ce défi se « concrétise » aujourd’hui à travers la contribution du 1er Centre nationale de recherche en langue et culture amazighes crée pour parachever des démarches entreprises précédemment et consacrées dans des classes de la langue et la culture amazighes dans les universités de Tizi Ouzou, Béjaia, Bouira, Batna et Tamanrasset outre les institutions de formation des enseignants du primaire à l’Ecole supérieure des enseignants de Bouzaréah. M. Assad a saisi l’occasion pour salué l’interaction « positive » du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui accorde « un intérêt particulier » à la traduction des textes de la Constitution et la mise en œuvre des orientations du Président de la République visant à « consacrer » la place de la langue amazighe dans ce secteur « pivot ».

Concernant l’importance de cette convention, il a précisé que « la valorisation et la promotion de ce partenariat fructueux » à travers des démarches « tangibles », à savoir des programmes de recherche, des rencontres académiques, des sessions de formation sur la langue et la culture amazighes au profit des enseignants et des journalistes exerçant au niveau des radios locales et des autres médias audiovisuels. Cette convention donnera « une valeur ajoutée » pour faire réussir les événements scientifiques inscrits au titre du programme officiel de 2021 dont des séminaires et des congrès. Crée le 1 mars 2017 en vertu du décret exécutif n 95 du 2017, le Centre nationale de recherche en langue et culture amazighes est un établissement public à caractère scientifique et technologique chargé de la réalisation des programmes de recherche scientifique dans les différents domaines de la langue et la culture amazighes.