Béjaïa: 173 exposants à la fête de la figue

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173 exposants ont pris part, jeudi à Béni-Maouche (Bejaia), au lancement de la 15ème édition de la fête de la  figue, inscrite cette année sous le double signe de l’accroissement du verger figuicole, un relèvement plus grand de la qualité du produit et la multiplication de ses produits dérivés.

Organisé dans l’espace, habituellement dédié au marché hebdomadaire de la localité, l’évènement a rassemblé des producteurs de plusieurs wilayas, notamment Bouira, Tizi-Ouzou, Bordj-Bou-Arredj et surtout Sétif, associée avec dix de ses communes au dispositif de labélisation, toutes réunis sous la même appellation de figue de Béni-Maouche .

Le critère commun, étant la variété produite (Taamriwt, Azenjer et Taberkent), sa localisation analogue en altitude (400 mètres) et sa similaire grosseur. Il s’agit en fait d’une même aire géographique de production qui réunit 11 communes de la wilaya de Bejaia et 10 communes de la wilaya de Sétif, et qui réunit, jusqu’au jour d’aujourd’hui, 160  adhérents au dispositif de labélisation.

L’occasion, du reste, a donné l’opportunité aux services agricoles nationaux et de wilaya, de révéler le logo de ce label, dessiné en 2015, mais qui n’a pas encore été attribué ou exploité et qui a frustré, a priori, plusieurs producteurs qui espéraient en faire usage dès cette année, notamment dans leur tentative d’en exporter quelques contingents du produit vers l’Europe.

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Son affirmation (label) a en tous cas ravi, l’association locale des producteurs de figue qui, d’ores et déjà, ont pris le pari dans cette perspective de vente à l’étranger d’améliorer la qualité de la figue au double plan de la production et du conditionnement, mais aussi par l’introduction de moyens techniques plus conséquents dans la préparation des sols et des plantations et surtout de séchage, effectué actuellement de façon artisanale.

La fête, qui reste un moment commercial privilégié par lequel la production s’écoule, n’en reste pas moins un instant d’échange pour les professionnels qui en saisisse l’opportunité pour débattre de la filière et de sa promotion.

Des conférences, des tables rondes et des rencontres restreintes sont prévus à cet effet, avec en filigrane l’ambition de tracer une feuille de routes sur les actions à entreprendre en l’espèce.

Figue
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Pour autant le caractère convivial et la bonhomie restent de mise. Et les visiteurs, venus de plusieurs régions du pays, en profitent pour faire leur emplette, en flânant à travers les stands, en dégustant, ou en trouvant des produits innovants, à l’instar du chocolat à base de figue, qui fait une incursion remarquée.

L’initiative est venue d’un transformateur de la région qui a multiplié les innovations et qui espère mettre ses produits à l’épreuve des consommateurs.

Quelque 300.000 quintaux de figues, étalés sur 10.000 hectares ont été produits cette année, dont l’essentiel vendu verte et le reste asséché. Une partie, très modeste, est prédestinée à la transformation, notamment en confiture.

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