ANEP: Adel Kansous remplace Larbi Ounoughi

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 Adel Kansous a été installé dans sa nouvelle fonction de Président directeur général (PDG) de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) en remplacement de Larbi Ouanoughi, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de la Communication.

Durant son règne sur l’ANEP, Larbi Ounoughi s’est livré à des pratiques qu’il dénonçait lui-même, en s’attaquant à El Issaba et ses résidus.

Pour lutter contre les « dysfonctionnements » de l’ANEP, Ounoughi citait « Dieu » ; « le Président » et « un Conseil d’administration Fort ». Attardons nous sur ce conseil d’administration qui est censé faire le nettoyage de l’ANEP qu’Ounoughi avait installé.

D’abord, il y a un DFC, qui n’est autre qu’un homme de paille de Ali Haddad, qui avait largement aidé les journaux de l’ex-milliardaire corrompu (Journaux qui bizarrement ne sont pas cités parmi la liste des bénéficiaires de la rente). Ce financier a été démissionné par l’autorité et non pas par lui. Que cela ne tienne, Ounoughi a installé son adjoint qui n’est autre qu’un transfuge de l’ETRHB. On prend les mêmes et on continue. Le Pdg de l’ANEP a également nommé son adjointe, qui gérait à sa guise la compagnie avant lui. Il s’avère que cette dame avait été nommée sur insistance de Bedoui et sa carrière a été couvée par l’ancien ministre de la communication, Hamid Grine. Bedoui et Grine, étant de fidèles lieutenants de Said Bouteflika. Ce qu’Ounoughi omet de préciser.

Encore mieux. Il a installé au poste sensible des affaires juridiques,  son ami, qui était conseiller avec lui au ministère de communication avant de se faire éjecter, car n’ayant pas déclaré sa double nationalité (Algéro-Française). Que cela ne tienne, Ounoughi a repêché son ami en lui offrant un poste de décision dans ce fameux conseil d’administration.

Qu’en est-il du directeur de l’inspection générale,  qui s’avère être le fils de son ancien patron à En Nasr. Ounoughi ayant été grassement augmenté en 2014 par l’ancien président des Holdings presse n’est pas un ingrat. Il offre un poste au fils de son ancien protecteur. Et la liste est longue….

Donc, il aurait été plus judicieux pour Ounoughi de ne pas trop s’avancer sur ce chemin, car en nommant des collaborateurs, tous liés à el Issaba, il démontre qu’il est sous sa coupe.

Ounoughi a d’ailleurs porté le blâme sur le même système qui l’avait couvé, protégé, maintenu au poste malgré son incompétence crasse.

Parlons maintenant de sa courageuse décision d’essayer de recouvrir les 5000 milliards de centimes des créances de l’ANEP, qui est une énième tentative de gesticulation de sa part pour cacher l’essentiel.

Il parle également d’un « bureau d’études » auquel il avait confié la tâche de restructurer l’entreprise. Mais lequel ? Une société d’édition de magazines, gavée à la publicité tous azimuts sous le trafic d’influence, à laquelle il voulait confier cette tache sensible et le juteux contrat qui va avec. .

Le départ de Larbi Ounoughi est, donc, devenu une nécessité politique pour soulager le secteur de la presse.

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