Youcef Aouchiche, Premier secrétaire du FFS : « Ce que j’ai dit au Président Tebboune… »

Par Khelaf Benhadda

La rencontre entre le président de la République Abdelmadjid Tebboune, ne cesse pas de faire parler d’elle. une polémique s’en est suivi, notamment certains militants du FFS qui ont affiché leur rejet « de la normalisation et du dialogue avec le pouvoir ».

Youcef Aouchiche, Premier secrétaire du Front des forces socialistes,  s’est exprimé aujourd’hui dans une émission de Berbère Télévision, BRTV, où il a défendu le choix d’accepter l’invitation du Président de la République. « L’histoire donnera raison au FFS », a déclaré d’emblée M. Aouchiche. Pour lui, tout a été fait dans la transparence. « Nous sommes partis voir le Président en toute transparence, le jour, devant les caméras et non en cachette ou dans les chambres noirs. Nous avons proposé des des mesures urgentes et forte qui doivent être entreprises », expliquera Youcef Aouchiche.

« Nous sommes le seul parti qui a demandé la libération des détenus d’opinion. C’est inconcevable de voir un Algérien en prison à cause d’un post Facebook ou à cause de son opinion », insistera le Premier secrétaire du FFS.

A la question de savoir la réponse du Président Tebboune, Aouchiche dira : « Je suis pas le porte parole de la Présidence ».

Aouchiche explique que le « dialogue est un acte civilisationnel auquel le parti tient depuis toujours. « Celui qui a une solution, à part le dialogue pour sortir le pays de cette crise, qu’il nous la montre et nous sommes preneur à condition qu’elle soit pacifique », dira-t-il. « Nous sommes parti lui pour exposer notre vision, les solutions que nous proposons pour sortir le pays de cette crise », ajoutera-t-il.

M. Aouchiche dévoile le contenu des discussions avec le Président Tebboune. « Nous avons parlé d’abord des préalables qui doivent être précédé toute démarche politique de sortie de crise ». En premier lieu, ajoute Aouchiche, « la libération des détenus, l’ouverture du champs médiatique et politique et la levée de toutes les restrictions de l’exercice des libertés individuelles et collective ».

« Nous avons dit au Président que les élections ne peuvent être une solution à la crise actuelle, et qu’un dialogue sérieux doit être instauré », ajoutera-t-il.  « Nous avons alerté le Président sur les dangers qui pèse sur l’Algérie, et que la démarche unilatérale du pouvoir peut coûter cher au pays », dira encore Aouchiche à BRTV.

La Convention nationale, projet si cher à la direction actuelle du FFS a été également au menu des discussion entre le FFS et le Président Tebboune. « Nous avons proposé le projet de la Convention nationale qui s’adresse au pouvoir comme aux formations politiques », explique M. Aouchiche. La Convention nationale est une initiative, un projet politique qui sera finalisée par les instances politiques du FFS avant de la proposer aux partis politiques et au pouvoir, selon Youcef Aouchiche.

Au Président, la délégation du FFS a exigé des mesures concrètes et non des promesses. « Il doit y avoir des mesures d’apaisement pour instaurer la confiance », dit-il.

 

 

 

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