Tizi-Ouzou: une coopérative familiale en plein essor

artisanat

Par B. Mehana

« Quand la coopérative familiale la CATAB a été crée en 1993 si mes souvenirs sont bons , je ne pensais pas que nous allions réussir , mais je pensais beaucoup plus à comment rembourser le prêt accorder par l’ANSEJ » , tels sont les propos recueillis auprès du plus jeune des membres de la Coopérative Artisanale de Tournage et Ameublement. La CATAB Challali  a donc été crée en 1993 par 4 frères qui dans le fond n avait aucune ou presque formation concernant le bois , ou plutôt chacun avait sa propre fonction ou son propre diplôme , en dehors du plus jeune qui avait fait une formation de modeleur sur bois , ces autres frères avaient chacun sa propre formation  , qui n avait aucune relation avec le bois ou les ustensiles qui sont actuellement fabriques dans leur petit atelier .

Cet atelier qui est situé au chef lieu ,Souk El Had , de la commune de Yattafen une des commune relevant de la Daïra de Béni-Yenni , est ouvert tous les jours de la semaine  Hormis le vendredi bien sur . L’ atelier qui donne pignon sur l’avenue unique et principale du chef lieu  fonctionne avec quelques petites machines acquises au début dans le cadre de l’ANSEJ , comme machine on peut voir une scie à ruban , un tour manuel et une perceuse. Avec ce petit matériel les frères qui avaient commencé à 4 à fabriquer des ustensiles sont actuellement et depuis prés de 8 ans réduis à 3 après le départ d’un des leurs pour un atelier personnel où il fabrique des instruments de musique.

Les matériaux ou ustensiles que cet atelier fabrique sont en effet artisanaux d’abord mais aussi du terroir , ce sont des ustensiles qui se vende très bien d abord par l’artisanat de Tizi-Ouzou, ou la chambre artisanal, mais aussi par des artisans commerçants  qui participent aux différentes expositions a travers le territoire national et ou ils permettent d’abord de faire connaître ce métier artisanal et ces beaux ustensiles , comme cela leur permet aussi de gagner une certaine somme d’argent qui leur permet de faire vivre leur famille.

Pour Omar le plus jeune des frère , celui qui tiens à ce jour cet atelier et qui y travaille 6 jours par semaine « je ne regrette pas de m’être enterré dans cet atelier , je ne regrette pas de continuer et d’avoir donné ma jeunesse et j’y continu toujours à la fabrique de ces petits ustensiles car c’est un métier que j’aime beaucoup ; d ailleurs c’est la seule chose dont je suis amoureux c’est ce métier . » nous dira Aomar.

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Dans cet atelier il est fabriqué des pillons grand et petits modèles , des services à café , des assiettes ainsi que des veilleuses .Pour Omar , ce n’est pas difficile «  d’abord il faut aimer ce que tu fais , sinon après avoir acheter du bois sauvage  , on le coupe en pièces dont nous avons besoin, puis on commence selon le modèle la dimension et autre à confectionner donc le modèle choisi , grand ou petit modèle. Après l’avoir confectionné tracé  découpé poli  on le peint puis on le laisse sécher , on fabrique des séries en réalité , puis il y’a les clients qui viennent récupérer leur marchandise. » nous a confié donc Omar le plus jeune des frères challali propriétaires de cette CATAB.

Sans parler de l’argent et autres bénéfices , chose d’ailleurs que Omar n’a pas voulu aborder en nous disant seulement «  nous gagnons dignement et proprement notre vie , nous avons remboursé depuis longtemps me prêt qui nous a permis de nous lancer ; notre matière ne reste jamais dans notre atelier , elle est vendue avant que nous la produisions ; nous avons nos propres clients qui viennent prendre eux même la marchandise , ce sont des clients qui viennent d’un peu partout du pays . » Le seul problème dont se plaint Omar est le manque de la matière première à savoir le bois , si ce matériaux était disponible comme on le veut , nous aurions encore fait meilleurs et plus , notre production serait meilleures  dommage.

Signalons qu’au niveau de cet atelier ou il y’a eu une création de 3 emplois à temps complet , sans compter les emplois partiels crées par la vente  a travers les expositions et les commerçants  , ces atelier a permis aussi de faire vivres combien de familles et faire revivre un métier artisanal qui tend à disparaitre .Bravo à ces frères qui ont crées cet atelier de fabrication de tournage et d’ameublement.

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