Tizi-Ouzou: l’usine de l’ENEL de Tizi-Ouzou de nouveau paralysée

Par Mehana.B

Rien ne va à plus à l’usine Electro Industrie (ENEL de Fréha), une entreprise nationale spécialisée dans l’électro-industrie, à 30 km à l’est de Tizi-Ouzou. Cette entreprise qui est la plus importante usine au niveau national dans le domaine de l’électro-industrie et parmi les plus importante aussi à l’échelle continentale ; est depuis le  dimanche 21 juin secoué par un mouvement de grève illimité qui la complètement paralysée, a-t-on appris auprès des travailleurs grévistes contactés.  Ledit mouvement est enclenché par les travailleurs qui exigent de leurs responsables leur part de bénéfice qui sont octroyés chaque fin d’année d exercice

Pour le moment aucun dialogue n’aurait été entamé entre les travailleurs et la direction de l’entreprise. Les travailleurs dénoncent d’abord l’attitude de leurs représentants  syndicaux  qu’ils qualifient de trahison à leur égards du fait qu’ils n’ont pas soutenus leur action .Ce mouvement peut durer dans le temps si la direction ne réponds pas favorablement aux doléances des travailleurs et ceci risque de replonger l’entreprise , qui est déjà fragile, dans un autre conflit. Les travailleurs de l’ex ENEL, depuis quelques jours, crient à qui veut les entendre qu’ils sont en train de subir une injustice grave de la part de leurs hauts responsables et syndicalistes censés les protéger, sans toutefois trouver une oreille attentive.

D’après ces travailleurs « depuis l’arrivée de l’actuel PDG en 2016 ; l’entreprise ne cesse de se dégrader. CE fleuron  de l’industrie algérienne réputé comme étant seul et incontournable sur le continent Africain , dans la fabrication des transformateurs et moteurs électriques   de par sa grande technologie en matière avancée mais l entreprise va de mal en pis malgré tous les moyens nécessaires qui ont été réunis pour pallier aux grand défis ( personnel compétent, parc et machines rénovés ,en plus d’une forte demande ; désormais l ENEL est le seul fabricant sur le territoire national ) ;  mais toujours est-il les neufs dirigeants qui  sont  responsables de l’échec n’ont pas su maintenir l’entreprise à son niveau habituel. » clamera devant nous un des ouvriers.

Selon ces mêmes travailleurs  « Depuis un passé récent (2010-2015) la trésorerie de l’entreprise aurait atteint une bagatelle de 200 milliards de DA et ce malgré les conditions inconfortables du fait qu’une concurrence de constructeurs étrangers fait rage , lesquels constructeurs bénéficient d’énormes allégement fiscaux et parafiscaux de la part de l’état Algérien , au même titre que les entreprises nationales .Toute cette embellie financière a été hypothèque par ces mêmes responsables avec le soutient du groupe et du C.A  de l’entreprise , qui à chaque fois approuve cette gestion hasardeuse et chaotique. Sinon quelle serait l’explication à donner pour les bilans négatifs depuis les 03 dernières années dont le plus frappant est celui de l’année 2019 qui s’élève à 11 milliards de DA de déficit » nous diront-ils.

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La gestion chaotique et catastrophique  dont est conduite cette entreprise ces dernières années , selon toujours les travailleurs de l’ex ENEL aurait conduit  al chute de moitié du volume de production de transformateurs , la production principale de l usine .Le laisser allé aurait aussi été la raison qui aurait fait que les clients potentiels ont déserté l’entreprise à cause des commandes non satisfaites au temps voulue , la matière première acheté en devise forte est souvent non conforme ; des factures importantes de fournisseurs  en souffrance de payement .ne cesse de clamer les ouvriers de cette entreprise.

Qui vont plus loin en accusant le PDG de s’enrichir au détriment des employés et de l’entreprise «  Comme beaucoup de responsables  et de dirigeants de notre pays ,le président Directeur Général, ce petit chef de service d’une unité production (moteur)  s’est vu propulsé d’une manière incroyable , ne cesse de s’offrir  des monts et merveilles à l’image de cet appartement grand standing qu’il a acheté en Espagne puis rénové aux frais de l’entreprise , un appartement loué et équipé avec l’argent de l’entreprise  en plus d’une villa offerte lors de son recrutement , sans omettre de signaler ses multiples allers et retours dans plusieurs pays étranger aux frais de la princesse entreprise , mais pour nous donner notre part des bénéfices de l’entreprise , il n’y’a pas d’argent ; pour lui les devises et autres existent bien » complétera un autre travailleurs d’une la quarantaine d année.

L’énigme Partenariat

Une usine de réalisation et de fabrication de transformateurs électriques de haute puissance, un projet de partenariat Algéro-indien, dont la 1ere pierre a été posé le 12 novembre 2019  par   les ministres de l’Industrie et des Mines Djamila Tamazirt, et de l’Energie Mohamed Arkab, en ce temps là,  Le projet en question a été lancé au niveau de l’Entreprise nationale de l’industrie électronique (Enel) de Fréha, près d’Azazga dans la wilaya de Tizi Ouzou. Trois parties sont associées dans ce projet important. Il s’agit d’une part de la Société algérienne électro-industrie qui intervient à hauteur de 45%, le Groupe de Sonelgaz avec 15% et d’autre part, la compagnie indienne Vijai Electricals qui aura 40% du marché.

« Les travaux d’implantation de cette usine de fabrication de transformateurs électriques géants, sur lequel aurait été signée la convention entre l’entreprise indienne VIJAI-Electricals Algérie et d’ELIC El Djazaïr.

Ce partenariat engage Electro Industrie (ENEL de Fréha), la SONELGAZ et VIJAI Electricals LMD. Le coût de ce projet est 1 401 milliards de DA. L’Electro-Industrie (ENEL de Fréha) s’engage avec une participation d’investissement d’un taux de 45%, la SONELGAZ avec un taux de 15% et VIJAI Electricals avec 40%. L’accord entre les parties algérienne et indienne est la réalisation de cette usine dans un délai de 22 mois» avait rapporté la presse en2018 / 2019 .Et la production serait normalement  entrée en action dés mai ou juin 2020 !!!  Cette production  aurait aussi et ainsi permis d’alimenter le marché national en ces transformateurs électriques géants et les marchés du Moyen-Orient et de toute l’Afrique. Il y a lieu de noter  que cette production de l’usine d’Azazga est la première du genre dans tout le continent africain. Il est à relever également qu’une fois opérationnelle, cette usine assurera, dans les premiers temps, 358 emplois directs.

S’agissant du terrain d’implantation, il est d’une superficie de 33 000 M2 dont 9 940 M2 de bâti. A noter que jusqu’à présent, la SONELGAZ a importé ce genre d’appareil. Elle fera donc, dès l’année 2020, une grosse économie en devises.

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« Cela fait maintenant plus de 03 années qu’un partenariat avec un constructeur étranger de nationalité « indienne » a été lancé en grandes pompes , mais  n’arrive toujours pas à voir le jour ,Ce constructeur est supposé se spécialiser dans la fabrication de transformateurs de grandes puissance que les travailleurs de l’ENEL peuvent réaliser du fait que l’entreprise dispose de tous les moyens humains et  matériels ». nous dira un autre employé de l’ex-ENEL de Fréha, lequel travailleur   ajoutera sur sa lancée « Ce partenaire a qui a été offert une parcelle de terrain et tout un étage entier de bureaux pour son personnel, dont les premiers salaires  ont été bien sur rémunérés avec l’argent de l’entreprise. » S’agissant du terrain d’implantation, il est d’une superficie de 33 000 M2 dont 9 940 M2 de bâti. A noter que jusqu’à présent, la SONELGAZ a importé ce genre d’appareil.  Nous a-t-on informé  Une autre parcelle de terrain a été cédé symboliquement au profit d’un autre patron privé ; ce terrain qui devrait servir d’extension  pour un autre atelier de production. Nous confierons certains fonctionnaires de l’entreprise.

Et toujours selon les travailleurs de l’ex-ENEL , beaucoup de louche est a relever au niveau de la gestion de cette entreprise , à l’exemple du vol d’un important lot de transformateurs et de moteurs  durant les deux dernières années  , un vol qui se serait produit au vu et au su de tous ;et même si une enquête aurait été diligenté , aucune suite n’a eu lieu jusqu’à ce jour nous dirons certains employés .Il y’a lieu de signaler que cette situation n’est pas la 1ere en sois e au niveau de l’Ex –ENEL de freha , et que plusieurs grèves et situations de paralysie n’ont cessé d être faites par les travailleurs depuis plusieurs année ; de même que l’ usine a connue le même scénario l’année dernière et que les travailleurs ont eu gain de cause.

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