Tebboune : chronique d’une victoire attendue

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Abdelmadjid Tebboune a remporté l’élection présidentielle, dès le premier tour, avec 58,15% des suffrages exprimés, malgré un faible taux de participation, le plus faible de l’histoire de l’Algérie post-indépendante, avec 41,13%.

Tebboune est suivi de Abdelkader Bengrina (17,38%), Ali Benflis (10,55%), Azzedine Mihoubi (7,26%) et Abdelaziz Belaïd (6,66%).

Il devient le huitième président de la République algérienne démocratique et populaire.

La victoire de Tebboune n’aura étonné personne, tant il est vrai qu’il a été porté dès le début de campagne par une vox-populi favorable ; l’ancien Premier ministre avait laissé chez les populations l’image d’un ministre qui a fait son « hirak » avant le hirak, en s’opposant à l’oligarchie du système, avec un bras-de-fer mémorable contre Ali Haddad, et en s’opposant à la trop forte présence économique française, en excluant notamment Bouygues du marché de la Grande mosquée d’Alger. Ce qui d’ailleurs lui avait valu une mise à l’écart de la part du système Bouteflika, une éviction qui lui sera très profitable sur le plan du crédit envers le peuple.

Les salles combles qu’ils avaient réalisées, les meetings réussis et le langage d’un homme d’Etat qui sait de quoi il parle auront fait le reste dans une campagne électorale qui aura laissé d’autres « sur le carreau ».

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