Startup: instauration d’un cadre juridique propices à l’innovation

djeridene

Le ministre de la Micro-entreprise, des start-up et de l’économie de la connaissance, Yassine Djeridene a affirmé, lundi, à Alger, que son secteur œuvrait à instaurer un climat d’affaires propice et un cadre juridique spécifique aux micro-entreprises et start-up, en vue de renforcer l’innovation et la transition technologique.

Evoquant la politique de son secteur lors du forum du quotidien El Moudjahid, le ministre a précisé que les efforts étaient focalisés actuellement sur l’instauration d’un climat propice et d’un cadre juridique spécifique aux start-up et micro-entreprises, outre le renforcement de la transition technologique pour insuffler une véritable dynamique devant consolider le tissu institutionnel et diversifier les ressources et revenus de l’économie nationale.

M. Djeridene a indiqué que la création d’un climat d’investissement favorable était « nécessaire », avant le soutien de tout projet en vue d’assurer à son porteur (projet) une meilleure connaissance du monde des entreprises, de mettre à sa disposition toutes les informations requises, d’effectuer une étude préalable du projet et d’être en contact avec les personnes détenant de l’expérience et de l’expertise dans le domaine de l’innovation.

Ce climat permettra également de sélectionner les projets à plus-value et à même d’insuffler une dynamique en matière de création de start-up, a-t-il dit.

« Le cadre juridique des start-up sera établi en juillet prochain pour conférer davantage d’efficacité et d’efficience en matière de création d’entreprises innovantes », a ajouté le ministre.

Répondant à une question sur le rattachement de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) à son ministère, M. Djeridene a déclaré que l’objectif était d’insuffler la dynamique escomptée pour que les jeunes puissent concrétiser leurs projets sur le terrain, en leur assurant tout l’appui nécessaire.

Il a fait savoir dans ce sens que son département ministériel s’employait à créer un tissu institutionnel et à inciter les jeunes à accéder au monde des micro-entreprise et start-up pour booster le développement.


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« Des assises nationales consacrées aux micro-entreprises et start-up seront organisées, dès l’amélioration de la situation actuelle, caractérisée par la propagation du Coronavirus en Algérie, et ce pour définir les types d’entreprises et les méthodes de leur soutien, et mettre en place les mécanismes nécessaires à cet effet », a expliqué M. Djeridene.

« L’important est de créer des entreprises efficientes et de qualité et non pas la multiplication du nombre de ces entreprises sans réaliser de plus-value », a-t-il insisté.

Le ministre a annoncé qu’un dossier sera soumis prochainement au Gouvernement concernant l’examen, la réévaluation et l’intégration des investissements précédents en vue de trouver des solutions et sauver ainsi les micro-entreprises qui font face au spectre de la faillite.

Concernant les incubateurs, il a fait état d’un projet pour la réalisation de 6 incubateurs au niveau des universités, mettant l’accent sur le renforcement de la transition technologique pour être au diapason des évolutions actuelles au niveau mondial.

A rappeler que la loi de finances 2020 a prévu de nouvelles mesures sous forme d’incitations fiscales au profit des start-up, notamment celles activant dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies.

Il s’agit d’exonérations fiscales concernant l’impôt sur les bénéfices et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dans le but d’assurer la pérennité de ces entreprises et de réaliser, à moyen terme, un développement économique durable en Algérie.

Des mesures portant également sur des exonérations douanières pendant la phase d’exploitation et des facilitations d’accès au foncier dans le cadre de l’extension des projets d’investissement.