Sonelgaz: quand le temps ne compte plus

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La Compagnie de l’Engineering de l’électricité et du Gaz (CEEG) et la Société algérienne de Gestion du réseau de Transport du gaz (GRTG), toutes deux filiales de Sonelgaz, ne savent plus où se donner de la tête en ce qui concerne le contrôle non destructif des ouvrages transport gaz à haute pression. CEEG, l’ancienne filiale de l’actuel P-dg de Sonelgaz, Mohamed Arkab, donne l’impression de se noyer dans un verre d’eau.

Il y a quelque jours, le filiale a annoncé l’infructuosité d’un appel d’offres lancé en novembre dernier pour le contrôle non destructif des gazoducs. Ce processus de passation de marchés a été prolongé jusqu’à la fin du mois de janvier dernier. Mais, après examen des offres, l’entité de Sonelgaz a décidé de l’échec du marché. Plusieurs mois ont été perdus dans cette opération qui n’a pas abouti, alors que le distributeur public du gaz et de l’électricité aurait pu s’adresser à une filiale de Sonatrach, spécialisée dans cette activité.

Le pire dans ces histoires de contrôle non destructif des ouvrages de transport de gaz est la relation tendue,  entretenue depuis des années avec le prestataire russe, Spetsneftegaz.

La Société Algérienne de Gestion du Réseau de Transport du Gaz (GRTG) avait signé, le 5 janvier 2014, un contrat avec la société russe pour assurer la prestation d’inspection par outil intelligent des canalisations de transport du gaz naturel.

Depuis lors, GRTG a très mal géré ses relations d’affaires avec Spetsneftegaz, qui est pourtant l’un des plus performants au monde. Les choses ont trainé jusqu’à la semaine dernière où la filiale de Sonelgaz a décidé de résilier unilatéralement le contrat avec la partie russe.

Quand, le ministre de l’énergie, Mustapha Guitouni parle d’attraction des sociétés étrangères, on se demande sur quelle planète il vit.

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