Sonatrach: tous les indicateurs au rouge

Sonatrach

La production algérienne de pétrole et de gaz est en baisse constante, en raison de la démobilisation du personnel de Sonatrach.

L’agence Reuters a indiqué cette semaine que la production algérienne de pétrole a diminué pour le deuxième mois consécutif, alors que l’agence Platts a rapporté une information selon laquelle l’Algérie a commandé six cargaisons de gasoil pour le mois de décembre, enregistrant ainsi une augmentation de 50% par rapport à ses commandes habituelles (4 cargaisons par moi).

En somme, non seulement les volumes extraits sont en baisse mais aussi les volumes des produits raffinés.

La production algérienne s’est alors installée en dessous du seuil psychologique de 1 million de barils par jours, ce qui ne manque pas de susciter les inquiétudes des algériens.

Le massacre de Hassi R’mel continue, quant à lui de provoquer la colère des cadres de Sonatrach. Le taux de cyclage du gaz a atteint des niveaux alarmants.

Depuis plus de trois décennies, on a conclu que 40% du gaz extrait des champs de Hassi R’mel est systématiquement réinjecté pour faire monter le condensat et  maintenir la pression de réservoir.

Or, durant le mois de novembre, ce taux de réinjection n’a pas dépassé une moyenne de 20%. Autrement dit, on a détourné, pour la vente, ce gaz destiné à la réinjection.

Au mois de décembre, les choses ne font qu’empirer à Hassi R’mel, le taux de réinjection est passé en dessous de la barre des 20%. A titre d’exemple, le 03 décembre, le taux est descendu à 6%. Le lendemain, il était à 8%.

Ce détournement du gaz destinée à la réinjection est un crime contre l’équilibre du réservoir. Si cette situation continue encore, il y aura des effets irréversibles sur ces champs de Hassi R’mel.

Jamais un tel massacre ne s’est produit à Sonatrach.

LIRE AUSSI Sonatrach: massacre des réservoirs des Hassi R’mel et Hassi Messaoud