Sonatrach: massacre des réservoirs des Hassi R’mel et Hassi Messaoud

Sonatrach

Pour maintenir un niveau important de livraison de gaz, les responsables de Sonatrach ont décidé d’aller vers le massacre des gisements de Hassi R’mel et Hassi Messaoud.

La production de gaz a énormément baissé partout sur les champs gérés par Sonatrach. Pour compenser ce déclin, les responsables de Sonatrach ont choisi l’option de vol à l’étalages, le détournement des volumes destinés à l’injection vers la vente.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et prouvent une démobilisation du personnel de Sonatrach. La production de gaz et de pétrole brute a chuté partout.

Au mois de novembre, aucun champ n’a atteint les niveaux qu’il assurait auparavant.

Les gisements de Hassi R’mel, qui assuraient une production quotidienne de 200 millions de mètres cubes, avec un taux de cyclage de 40%, a subi lors des derniers mois un véritable massacre. Pour maintenir ce niveau de production, les responsables de Sonatrach ont décidé de réduire le taux de cyclage à 25%, voir 12% sur certains jours du mois de novembre.

Aux yeux des techniciens il s’agit tout simplement d’un acte criminel, puisqu’il va entraîner à terme des effets irréversibles sur l’équilibre du réservoir et des niveaux de pression qui permettent de récupérer les gaz associés, notamment le condensat.

Démobilisation générale

Les statistiques des quatre derniers mois indiquent une baisse généralisée de la production. Le mois de novembre synthétise cette tendance.

Les champs d’Alrar, qui devait assurer une production quotidienne de 20.5 millions de mètres cube de gaz, n’a pu réaliser qu’un faible apport variant entre 16 et 18 millions de mètres cube. Les oscillations de la production de R’hourde Ennous donnent plus d’inquiétudes puisqu’ils portent sur une quantité de 20 à 40  alors que l’objectif était de 45 millions.

En somme, les champs gaziers du sud est du pays ont chuté à des niveaux de 80-90 millions de mètres cube alors que le plateau se situe à 96 millions de mètres cube de gaz.

Ceci dénote d’une seule chose: une démobilisation générale à Sonatrach et une incapacité de son management à trouver les solutions au déclin et son obsession à détourner, vers la vente, le gaz destiné à l’injection pour le maintien de la pression.

Hassi Messaoud en danger

Les experts de service, qu’on connait dans le secteur pétrolier algérien, ont toujours tarabusté les responsables de Sonatrach quant à la gestion du réservoir de Hassi Messaoud.

Mais, depuis l’arrivée de Abdelmoumene Ould Kaddour, ils sont tus. Bien au contraire, l’un d’entre eux lui « tire chapeau » pour sa gestion catastrophique de l’entreprise.

Aujourd’hui, le gisement de Hassi Messaoud et surtout celui de R’hourde El Baguel sont en danger réel. Les volumes de gaz qui assuraient le maintien de la pression sont détournés vers les programmes de vente.

Le management de Sonatrach a décidé de mentir au gouvernement et à l’opinion publique. Il veut couvrir le déclin par ces opérations qui vont porter atteinte aux gisements qui apportent la richesse au pays.

Quand Ould Kaddour sera éjecté de Sonatrach, c’est un cadavre que l’Algérie va récupérer à Hassi Messaoud, Hassi R’mel et R’hourde El Baguel.

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