Sonatrach-ENI: un casse qui ne dit pas son nom

Eni

ENI a beaucoup d’intérêt pour les gaz associés des gisements du bloc 403 (BRN, BRW, BRSW) ainsi que ceux des satellites ROM, ZEK et ZEA. Sur ces gisements,  le volume du gaz associé est estimé à plus 20 milliards de mètres cube.

Les champs qui viennent d’être acquis (Sif Fatima extension, Ourhoud extension et Zemlet Larbi) vont intégrer les gisements du 403 pour être acheminés vers les installations de traitement de gaz à Menzel Ledjmet Est (MLE, exploité par FCP, une autre filiale de la compagnie italienne ENI).

Tous les travaux de recherche ont été réalisés par Sonatrach seule, et à la fin elle décide de partager cette rentre avec la compagnie italienne.

Ces gaz associés vont être exploités par l’association ENI-Sonatrach alors que, d’après le schéma directeur de 2007, ils ne doivent être exploités que lors de la phase ultime du soutirage des hydrocarbures des gisements en question, soit entre 2035 et 2040. Autrement dit, par Sonatrach seule.

Dans cette opération qui s’apparente à un casse déguisé, ENI investira tout juste une ligne de 80 km de gazoduc,.

ENI va produire un volume de gaz de 5 millions de mètres cube par jour et va pouvoir sauver ses installations dans le complexe MLE où elle produit une moyenne de 3 millions.

A MLE, ENI avait prévu une capacité de traitement de 9 millions de mètres cube de gaz par jour, avec un seuil minimum de fonction de 3 millions de m3/j.

Avec ces accords nouveaux, Ould Kaddour a sauvé les intérêts des italiens de l’ENI au détriment du trésor public.

Dans d’autres pays, Le P-dg de Sonatrach et les collaborateurs qui ont fait ces concessions, seraient jugés par la Cour d’assises.

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