Situation acridienne en Afrique: deux risques menacent l’Algérie

criquet

Par Rabah Kahouadji

Alors que présentement, la Corne de l’Afrique connaît la pire invasion de criquets pèlerins depuis des décennies, la FAO et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a lancé ce lundi dernier à New York un appel pour un soutien urgent de 76 millions de dollars à la région.

Quant à la situation en Algérie, le dispositif de l’institut national de la protection des végétaux(INPV) de surveillance et d’intervention contre le criquet pèlerin déployé dans les zones qui renferment encore des conditions écologiques favorables notamment au niveau des périmètres agricoles des wilayas de  Tamanrasset et Adrar indique que  les basses températures nocturnes qui caractérisent actuellement les régions du sud bloquent pour l’instant la maturité et la reproduction des criquets. Actuellement, la situation acridienne est calme sur l’ensemble des sites couverts par les prospections.

Néanmoins, dans la stratégie de surveillance et de lutte antiacridienne, l’Algérie est confrontée à deux risques acridiens, le premier  venant des populations acridiennes locales qui peuvent se reproduire au niveau du Sahara algérien et former des groupes acridiens envahissants très nuisibles à l’agriculture et qui pourraient en absence de lutte se transformer en essaims invasifs. Le second, peut être causé par les populations acridiennes venant des infiltrations à partir de nos frontières sud, en cas d’arrivée des essaims en provenance de la région centrale vers les pays sahéliens.

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