Sinohydro: l’image ternie de l’entreprise chinoise

La société chinoise de BTP, Sinohydro vient de battre tous les records de faillite dans la gestion des chantiers en Algérie. Des dizaines de mises en demeure lui sont adressées pour se conformer aux normes contractuelles de qualité et de délais.

La dernière en date est celle de Guelma où Sinohydro enregistre des retards énormes sur plusieurs chantiers. A l’exemple de celui de l’étude et réalisation des 400 logements avec locaux à usage commercial et professionnel à Oued Zenati et celui des 600 logements avec locaux à usage commercial et professionnel à  Hdjar Mengoub ainsi que le projet des  700 logements à Bouchegouf.

On reproche à Sinohydro « le non respect du planning de réalisation des études et des travaux, une léthargie manifeste et le non sérieux » puisqu’elle n’a « pas remédié aux carences qui lui sont imputables dans le délai fixé par la première mise en demeure » qui lui a été adressée le 14 mai dernier.

Ce scénario dure depuis des années avec Sinohydro et les autorités en charge du secteur du bâtiment n’ont pris aucune mesure pour bannir cette entreprise chinoise des commandes publique.

Sinohydro a connu son premier litige avec l’OPGI d’El Oued en novembre 2014. Elle avait reçu sa première mise en demeure pour le projet d’étude et réalisation de 300 logements LPL à Djamaa qu’elle devait réaliser en 22 mois. Idem pour le projet d’étude et réalisation de 170 logements LPL dans la même localité.

A la même période, Sinohydro est destinatrice d’une autre mise en demeure émanant de la même OPGI d’El Oued, relative au projet de réalisation de 140 logements LPL à Guémar, ainsi que le projet de réalisation de 300 logts RHP à Robbah. Une autre mise en demeure lui est adressée par rapport au projet de réalisation de 232 logements RHP à Bayada et au projet de  réalisation de 650 logements LPL à El Oued.

En janvier 2015, Sinohydro se retrouve encore en conflit avec la même OPGI d’El Oued par rapport au chantier des   320 logements LPL d’El Méghaier ainsi qu’au chantier de 250   logement LPL d’El Oued. La même procédure est engagée contre Sinohydro concernant le projet de réalisation de 100logements LPL à Guémar.

Pressée par les autorités l’OPGI d’El Oued aura vécu un cauchemar avec cette entreprise chinoise qui cumulait les retards sur tous les chantiers qu’elle n’a pu achever dans les délais contractuels. Cette tendance par rapport aux délais est restée constante même en 2016 et les courriers adressés à Sinohydro n’auront rien changé.

En juin 2015, c’était au tour de l’OPGI de Souk Ahras de vivre la même situation de stress provoquée par les retards de Sinohydro sur le chantier des 400 logements LPL de M’daourouch.

En septembre de la même année, Sinhydro rentre encore en conflit avec l’office national de l’assainissement. La société chinoise était alors en groupement avec Efacec (Portugal) et Kegt (Algérie) pour la réalisation de la station d’épuration de Bousmail (W. Tipaza). Comme toujours, ce sont les retards dans les délais d’exécution des travaux qui provoquent la colère du maitre d’ouvrage.

Deux mois plus tard, Sinoydro est destinatrice d’un déluge de courriers émanant de l’OPGI de Souk Ahras, en raison des retards constatés dans la réalisation des projets suivants:

– Réalisation en TCE avec VRD de 1000  Logements Publics Locatifs à Souk-Ahras.

– Réalisation en TCE avec VRD de 500 Logements Publics Locatifs à Souk-Ahras Zone 01

– Réalisation en TCE avec VRD de 500 Logements Publics Locatifs à Souk-Ahras Zone 02.

– Réalisation en TCE avec VRD de 250 Logements Publics Locatifs à Souk-Ahras.

– Etudes et Réalisation avec VRD de 650 Logements Publics Locatifs à Souk-Ahras.

Plusieurs chantiers sont restés sans avancement significatifs des travaux et l’OPGI de Souk Ahras a été contrainte de relancer Sinohydro pour réactiver la cadence des travaux.

La direction des équipements publics de Souk Ahras fera le même constat par rapports aux lenteurs dans l’exécution des travaux de réalisation de 2000  et celui de 6000 places pédagogiques à Souk-Ahras. Sinohydro s’engageait dans les projets tous azimuts alors qu’elle ne disposait pas des capacités nécessaires pour les réaliser. C’est d’ailleurs le cas de la réalisation d’une cour de justice à Souk Ahras qui traine aussi depuis 2014.

En février dernier, c’était au tour de l’OPGI de Ouargla de montrer son mécontentement par rapport aux retards constatés dans la réalisations des projets confiés à Sinohydro.

Il s’agit des projets de réalisation de logements à Nezla, Tebesbest, Tougourt et  Zaouia Labidia. Une seconde salve de mises en demeure a été adressée en juin dernier par l’OPGI de Ouargla concernant ces mêmes projets, avec de sérieuses menaces de résiliation de contrats.

En avril dernier, Sinohydro a été confrontée aux mêmes procédures de mises en demeure avec la direction de la santé et de la population de Ouargla, par rapport au projet de réalisation d’un hôpital de 240 lits à Touggourt qui traine depuis son démarrage officiel le 26 février 2012.

Jamais une entreprise chinoise n’a été autant défaillante sur les projets qu’elle était sensée réaliser. Sinohydro affiche désormais l’image d’une société infréquentable.