Salaires/Inflation: déséquilibre au préjudice du citoyen

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Les deux derniers statistiques livrées sur les salaires et le taux d’inflation, donnent a méditer sur le préjudice que subit le citoyen chaque année entre les premiers et le second.
Ainsi, l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel de l’Algérie a été de 2% jusqu’à novembre 2019, selon les données de l’Office national des statistiques, alors que le salaire net mensuel moyen en Algérie a juste connu une hausse presque insignifiante, laquelle est passé de 40 325 dinars en 2017 a 41 000 dinars en 2018, soit une augmentation de moins de 700 DA (1,6%) en une année.
Bien que cette statistique donne la fausse illusion que les Algériens soient mieux rémunérés, il faudrait tenir en ligne de compte les augmentations des produits et des taxes, ainsi que la cherté de la vie sans cesse galopante pour se rendre compte que les déséquilibres sont toujours au préjudice du pouvoir d’achat des citoyens.
Depuis 2014, les salaires ont connu des hausses annuelles allant de 4,8% en 2014 ; 3,8% en 2015 ; 1,7% en 2016 puis 1,1% en 2017 pour remonter légèrement à 1,6% en 2018. Ils restent tout de même loin des hausses de la période de 2010 à 2013, où elles n’étaient pas moins de 7,4%, atteignant les 13,7% la dernière année. Le public paye mieux ses salariés que le privé. Mais les décalages entres salaires demeurent énormes.
Les secteurs des hydrocarbures et des finances gardent leur place de secteurs qui paient bien. Dans le premier, les salaires avoisinent les 106 200 dinars, alors que les finances, les banques et assurances, ils sont de 60 300 dinars.
Suivent les secteurs liés a la production et la distribution de l’électricité, du gaz et de l’eau avec un salaire moyen de 46 359 dinars, la santé avec 46 000 dinars, etc.
Au bas du classement, les secteurs les moins rémunérateurs : la construction, avec 31 000 DA, l’immobilier et services aux entreprises avec 33 900 DA, puis l’hôtellerie et restaurants avec 34 400 DA.