Etat des ressources en eau à Boumerdes: la déception du ministre

arezki Berraki
Par Wahab

Arezki Berraki, le ministre des ressources en eau n’a pas apprécié  »les chiffres » présentés par les responsables de son  secteur à Boumerdes,  lors de son dernier passage dans la Wilaya.

Attentif à l’exposé, il  a exigé  des responsables locaux d’identifier les raisons du  dysfonctionnement, où un tiers de la population n’a pas accès à l’eau quotidiennement. Cette situation a fait que 10 communes parmi les 32, sont en souffrance en matière d’AEP, alors qu’uniquement 23 chefs-lieux de communes sont alimentés régulièrement.

C’est insuffisant pour une wilaya  disposant dun  potentiel immense en ressources en eau , de par sa  vocation agricole (68 % de sa superficie et touristique et  le plus haut taux de superficie agricole utile à l’échelle nationale) Boumerdes fait face a un problème de distribution et de service public selon M. Berraki.

Le ministre n’a guère apprécié  ces indicateurs négatifs  et ce, compte tenu des fonds importants octroyés au secteur et des moyens différents et importants dont elle dispose.  »Il était illogique que sur 87 projets  de développement totalisant une enveloppe de 3500  Milliards  de centimes, 44%  seulement soient en cours de réalisations au moment où 10 communes de la wilaya enregistrent depuis des années, un déficit d’alimentation en cette matière vitale » regrette-t-il.

Il annonce, à cet effet, la mise en place d’un comité d’inspection et d’audit qui aura pour mission de cerner les anomalies dans la gestion des structures de son département dans cette wilaya. Des projets inscrits en 2010 n’ont pas encore été réceptionnés.

En dépit du ralentissement de l’activité industrielle, le taux de consommation d’eau potable des ménages a augmenté de 10%, et ce depuis le début de confinement en mars dernier. Cette hausse est due aux mesures de confinement décrétées depuis l’identification des premiers cas contaminés au coronavirus en Algérie selon le ministre des ressources en eau.

Les réserves reconstituées

Arezki Berraki explique que «le volume de consommation des foyers est plus important que celui réservé aux zones industrielles».

Par ailleurs, le taux de remplissage des barrages est estimé à 62%, soit 4,2 milliards m3. Les derniers apports pluviaux ont permis de compenser les pertes et de reconstituer les réserves.

La demande avoisine 1,8 milliard  m3, mais les réserves sont suffisantes pour satisfaire la demande à l’approche de la saison estivale qui enregistre une hausse considérable.

Enfin, répondant à la feuille de route des hautes instances de l’état,  des zones d’ombre sont identifiées et seront prises en charge par le ministère de l’Intérieur, ainsi que par son département, en vue de lancer des projets pour le développement local.

LIRE AUSSI Ministère de l’habitat: nomination de la commission des marchés