Ressources en Eau: aucune crainte sur l’alimentation

barrage

Le ministre des Ressources en eau, Arezki Baraki, a affirmé lundi à Alger que le pays dispose de réserves hydriques « suffisantes » pour satisfaire aisément les besoins des citoyens durant cette année, indiquant que le taux de remplissage des barrages est de 63%.

« Le volume des eaux en réserve, tant au niveau des barrages qu’au au niveau des stations de dessalement et même de la nappe phréatique, est suffit pour répondre aux besoins des citoyens durant l’année en cours », a déclaré le ministre à la presse en marge d’une réunion ayant regroupé les cadres centraux et locaux du secteur ainsi que les dirigeants des entreprises en charge du Service publique de l’eau, consacrée à l’examen des moyen de la mise en œuvre de la feuille de route du secteur issue du Plan d’action du Gouvernement

Évoquant la production annuelle d’eau potable s’élevant à 3,6 mds M3, M. Baraki a précisé que ce volume est en deçà de tous les besoins quotidiens de l’ensemble des citoyens en raison de la faible rentabilité des réseaux.

Tabler sur la nappe phréatique et l’eau de mer dessalée

Concernant le retard des pluies cette année, le ministre a indiqué que cela était du aux changements climatiques à travers le monde et que la solution réside dans la combinaison entre deux ressources en eau dont disposent l’Algérie, à savoir les eaux souterraines disponibles en grandes quantités dans le Sud et l’eau de mer dessalée au Nord.


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« A l’avenir, l’on comptera sur ces deux ressources pour satisfaire les besoins des citoyens au niveau national », a fait savoir le ministre.

Sur instruction du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la priorité sera accordée aux « projets de rattrapage » pour satisfaire, dans l’immédiat, les besoins des citoyens dans le secteur des ressources en eau, a-t-il ajouté estimant que cela n’empêche pas de poursuivre les grands projets qui visent à améliorer les prestations assurées au citoyen à long terme.

Ces projets concernent particulièrement les citoyens résidant sur la bande frontalière et les régions rurales, montagneuses, enclavées et ceux qui n’ont pas accès aux prestations du secteur.

Nécessité de réduire le taux de fuites

Par ailleurs, le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki a insisté sur l’impératif de lutter « sans relâche » contre le phénomène des fuites d’eau pour réduire le taux de fuites de 7% avant fin 2020.

Dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre nationale des cadres centraux et locaux du secteur et des directeurs des entreprises en charge du service public des eaux, M. Berraki a précisé que les fuites enregistrées dans les villes engendraient la perte d’importantes quantités d’eau potable (eaux de barrages, eaux souterraines ou eau de mer dessalée).

La solution optimale pour réduire ces fuites réside dans l’utilisation des nouvelles technologies, et l’association des citoyens dans le service public, estime le ministre qui a annoncé le lancement d’une nouvelle application mobile « City Leaks ».

Le citoyen peut déclarer par le biais de cette application, toute fuite d’eau dans n’importe quelle région du pays, en envoyant une photo par Internet. Les équipes d’intervention les plus proches des lieux se déplaceront pour réparer immédiatement la fuite , a expliqué le ministre.

L’application qui sera lancée dans une quinzaine de jours permettra au citoyen de suivre les opérations de réparation des fuites déclarées, a-t-il précisé.

Dans le même cadre, le ministre a annoncé le lancement, sous dizaine, du « guichet électronique unique », affirmant que ce dispositif figurait parmi les engagements du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune pour lutter contre la bureaucratie et rapprocher l’administration du citoyen.

Ce guichet électronique unique permettra au citoyen de formuler ses demandes relatives au secteur des ressources en eau via Internet, qu’il s’agisse des autorisations de forage des puits, de prospection, de raccordement au réseau d’Alimentation en eau potable (AEP) ou autres prestations », a-t-il indiqué.

Le citoyen pourra aussi suivre le traitement de son dossier via ce guichet électronique qui permettra également de suivre le traitement des dossiers au niveau central pour garantir une optimisation des prestations au profit des citoyens.

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10 projets structurants réceptionnés en 2020

Plus de dix (10) projets structurants visant à améliorer le service de l’alimentation en eau potable dans des communes souffrant de restrictions seront réceptionnés en 2020 et ce au profit de près de 3,2 millions d’habitants, a annoncé lundi à Alger un responsable auprès du ministère des Ressources en eau.

 » Il y a parmi ces 10 projets, 6 qui seront réceptionnés avant le mois sacré de Ramadhan au profit de 2,7 millions d’habitants », a affirmé , le directeur central chargée de l’alimentation en eau potable M.Abdelatif Mastiri lors de la tenue d’une rencontre nationale des responsables centraux et locaux du secteur des ressources en eau.

« Il s’agit de la ville d’El Milia, de la zone industrielle de Bellara dans la wilaya de Jijel , des communes Ouled Sidi Brahim, Ben Daoud, Harraza, EL-M’Hir, El Mansoura (Bourj Bouariredj ), la ville de Sétif et des communes situées dans les régions ouest de cette wilaya », a précisé le même responsable.

Les villes d’Oum Bouaghi, Ain Kercha, Ain M’Lila, Ain El Fakroun et Ain Beida ainsi que les communes de la vallée d’Oued Abdi bénéficieront également de ces projets qui seront également réceptionnés avant le mois de Ramadhan, a ajouté M. Mastiri.

Il a relevé que les autres projets restant seront réceptionnés soit avant la saison estivale prochaine ou avant la fin de l’année 2020.

M.Mastiri a précisé dans le même contexte que les communes souffrant d’un manque d’eau sont au nombre de 661 et ce sur 1.541 communes que compte le pays.

« Le plan d’action arrêté pour assurer une distribution d’eau au quotidien est dressé selon le planning suivant : 303 communes seront ramenées au quotidien avant la saison estivale 2020, 166 communes seront ramenées au quotidien d’ici fin 2020 et 92 communes à ramener au quotidien au -delà de 2020 dont 176  communes ne disposent pas de financement », a tenu à expliquer le responsable.

Sur les 661 communes, 486 sont gérées par l’Algérienne des eaux et 175 sont gérées par les APC.