Réglages financiers avec les usines de montage auto : la fin des privilèges 

On n’accorde pas de privilèges dans les temps de disette. Ce principe de base de la gestion sera désormais valable pour usines de montage automobile, après que le gouvernement Bedoui ait décidé d’annuler les privilèges et exemptions accordés par le gouvernement de l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Le gouvernement essaye de venir en aide aux usines difficulté du fait de l’absence des gestionnaires (emprisonnements et mises sous enquête), en désignant des administrateurs pour faire tourner la machine de production et maintenir les salariés dans leurs postes de travail, mais aussi en ordonnant le déblocage des conteneurs des kits CKD/SKD. Toutefois, les privilèges qui n’avaient pas lieu d’être que la connivence et la complaisance, doivent désormais cesser d’exister.

La question qui se pose est celle-ci : est-ce qu’elle pousserait à augmenter les prix des voitures, et dans ce cas, le client algérien paiera la facture de cette décision, ou non ? Et est-ce que «la suppression des exemptions et privilèges doit se faire de manière légale à travers la révision des clauses mentionnées dans le cahier des charges en vigueur »pour ne pas perturber les usines ? Au gouvernement de trouver les équilibres entre sa volonté de garder les usines et les postes de travail et son souci de travailler avec plus de rationalité afin de renflouer le Trésor public.

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