Recyclage de déchets: de « l’environnemental » à l’exploitation économique (ministre)

La ministre de l’Environnement,  Fatma Zohra Zerouati a indiqué que le recyclage et la valorisation des déchets n’était plus une question environnementale mais une activité économique à même de générer des ressources financières avoisinant les 38 milliards de dinars par an, et de créer de nombreuses opportunités d’emploi directes et indirectes (plus de 7000 postes).

Elle a appelé à exploiter les opportunités d’investissement dans le domaine de la récupération, du recyclage et de la valorisation des déchets industriels et à faciliter l’octroie de crédit aux jeunes pour la création d’entreprises pour renforcer le tissus industriel national.

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Par ailleurs, la ministre a tiré la sonnette d’alarme quant à la performance, qui demeure faible, des centres d’enfouissement technique (CET), notant que ces derniers n’étaient plus en mesure d’absorber les déchets, notamment au vu de leur durée de vie, a-t-elle dit.

Initialement les CET devaient accueillir 5% des déchets, les 95% restant devant être recyclés, a rappelé Mme. Zerouati, avant de souligner les grandes difficultés que rencontrent ces centres, d’autant -a-t-elle ajouté- que nous ne pouvons pas réaliser de nouveaux en raison de leurs couts.

Concernant le Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets industriels, la ministre s’est félicité de la participation de 48 entreprises entre locales et étrangères.

La Corée du sud est l’invitée d’honneur de la deuxième édition de cette manifestation qui se poursuivra jusqu’au 12 octobre.

Ce salon est une occasion pour les investisseurs d’examiner les opportunités de partenariat dans le domaine de la récupération et de la valorisation des déchets industriels, a ajouté la ministre.

Rappelant la responsabilité qui incombe aux citoyens dans la gestion des déchets et la préservation de l’environnement, la ministre a souleva la problématique du non recouvrement  par les communes de taxes relatives à  l’environnement.

Un marché de près de 300.000 tonnes/an de déchets spéciaux (pneus, huiles usées, batteries, déchets d’équipement électriques et électroniques), existe en Algérie dont 150.000 tonnes sont valorisées et exploitées, selon les organisateurs.

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