Reconfiguration de l’échiquier politique algérien : les nouveaux acteurs

Hirak

La présidentielle du 12 décembre restera dans les annales de l’histoire récente du pays, comme ayant le plus mis « hors circuit » l’ancien personnel politique et mis en avant de nouveaux acteurs sur lesquels il faudrait désormais compter.

Ainsi, un des bienfaits de cette élection est d’avoir permis l’émergence d’un président sans les appuis traditionnels du FLN et du RND ; totalement alignés sur le candidat Mihoubi, ces deux partis n’ont eu aucune incidence sur le cours des choses ; et on pourrait préciser même qu’ils furent d’une inanité affligeante.
C’est important quand on pense que, il n’y a pas longtemps, se sont eux qui faisaient et défaisaient les élections, présidentielles, législatives et communales.

Vu sous cet angle, la vie politique, en bousculant ces deux partis hégémoniques au Parlement, avec ses deux Chambres, elle va permettre l’émergence de nouvelles « têtes d’affiche ».

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La « retraite politique » annoncé de Ali Benflis est symptomatique de ce fin de cycle pour beaucoup d’hommes politiques. Sa troisième tentative n’ayant pas été fructueuse, Benflis décroche les crampons. C’est un geste qui l’honore. Pour les autres, dans son exemple, ils doivent soit remettre le témoin à d’autres, au sein de leur partis, soit disparaitre et s’effacer totalement sous la poussée de la logique de l’évolution politique à laquelle ils ne peuvent échapper.

Des partis, qui ont jusque-là, meublé la vie politique algérienne, le Msp, le PT, le RCD, le FFS, etc. sont sur le déclin. Leur influence, tant au sein du hirak qu’au sein de la classe politique a été insignifiante, voire dérisoire. C’est à ces partis de tirer vite les conclusions qui s’imposent.

Un nouveau personnel politique va émerger, il n’y a qu’à patienter. Le hirak est toujours un acteur clé de la situation politique en Algérie, et la main tendue de Tebboune augure de cette émergence dans des délais courts.

La « vieille garde », la nomenklatura, l’ « establishement » traditionnel viennent de passer par les armes, en s’inclinant sur toute la ligne, et en gardant un silence  assourdissant, synonyme de leur mise à mort. Une nouvelle ère s’annonce…

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