Produits agricoles alternatifs: un pivot de la sécurité alimentaire

produits agricoles

Par Rabah Kahouadji

Longtemps relégués au second plan des priorités des plans de développements agricoles, les cultures industrielles doivent faire désormais l’objet d’une plus grande importance eu égard à leur contribution dans l’allègement de la facture annelle qui est consacrée à l’importation des denrées alimentaires.

Dans ce cadre, à la faveur de sa récente visite dans la wilaya de Tipaza, le premier ministre, Abdelaziz Djerad a rappelé les orientations du chef d l’Etat, « Le programme du président de la République prescrit la nécessité de l’exploitation de produits agricoles alternatifs, tels que le maïs, la betterave sucrière, et les graines oléagineuses, pour consacrer une sorte d’équilibre entre les différent produits agricoles », a souligné le Premier ministre lors de son inspection du silo de stockage des céréales d’Ahmer El Aïn relevant de l’Office algérien interprofessionnel des céréales(OAIC).

Du reste, s’adressant au Directeur général de l’OAIC, il lui a recommandé l’impératif de « recourir à d’autres types de produits agricoles, avec un développement progressif de la production, pour réduire les importations de blé, qui coûtent des milliards de dollars », a-t-il observé. Estimant, en outre, que l’Algérie « dispose de ressources qui lui permettent d’encourager les agriculteurs dans ce sens, notamment au niveau des Hauts plateaux et du Sahara, dans le but de réduire la facture d’importation en devises, en cette période caractérisée par un recul des cours des produits pétroliers », a-t-il relevé.

LIRE AUSSI la DGSN contribue à la prise en charge des sans-abri

Par ailleurs, il a estimé que « c’est une opportunité pour nous de recourir au produit national, car il est à la base de l’indépendance économique. La sécurité alimentaire passe par ces mesures et décisions qui mettront l’Algérie à l’abri de la dépendance aux hydrocarbures », a-t-il soutenu.

Il faut préciser qu’en Algérie, les conditions de culture de ces plantes telles que la betterave sucrière ou les plantes oléagineuses (tournesol) ne posent aucun problème,reste à tracer une stratégie d’exploitation de cette filière au même titre que les autres spéculations agricoles.