Procès de hauts responsables: lourdes charges contre Sellal et Ouyahia

Pour avoir indûment avantagé Mazouz dans le dossier montage automobile, en avalisant son agrément six mois avant la signature du cahier des charges, et en faisant passer son dossier avant l’accord du CNI, puis enfin en l’exonérant de toutes les taxes, ce qui couté l’équivalant de 7700 milliards de pertes au préjudice du Trésor public, l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, risque gros.

C’est le propos aujourd’hui du Procureur de la République qui a requis cette peine à l’encontre d’Ouyahia, au 4e jour d’un procès du financement de la campagne électorale de Bouteflika et de la corruption systématique dans le dossier du montage automobile, précisant par ailleurs que l’épouse d’Ouyahia ainsi que son fils avaient des activités qui font peser sur l’ancien Premier ministre les charges de conflit d’intérêt. Ceci en plus d’avoir fait des déclarations frauduleuses, en occultant notamment les 30 milliards qu’il détenait dans une banque à Staouali, un compte qu’il a alimenté entre mai 2017 et août 2018, sans pouvoir expliquer la provenance de ces sommes.

Concernant Abdelmlek Sellal, qui a été pris d’un malaise et de maux de tête, contraignant le juge à suspendre l’audience, le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed avait requis une peine de 20 ans de prison ferme à son encontre.

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