Prix inabordables de la viande rouge: Rezig tire à boulets rouges sur les éleveurs

viande rouge

Par Rabah Kahouadji

Encore une fois, le ministre du Commerce Kamel Rezig est revenu à la charge pour tirer à boulets rouges sur les éleveurs par rapport à leurs promesses d’avant Ramadhan concernant les prix de vente de la viande rouge.

A la faveur de son intervention dans une émission de la Chaîne 1 de la Radio nationale consacrée exclusivement à la situation du marché national et notamment de la mercuriale en ces débuts du mois sacré, le ministre n’a pas manqué de fustiger, c’est le moins que l’on puisse dire, le comportement irresponsable surtout de la corporation des éleveurs et des maquillons qui d’ailleurs ont trahi la confiance de Rezig.

En s’exprimant particulièrement sur la question sur les prix des fruits et légumes et de la viande, Rezig  a abordé les prix des fruits et légumes qui selon lui, n’ont pas connu une hausse aussi importante que certains consommateurs le croient, hormis pour deux ou trois produits, parlant  par exemple de la courgette, la tomate et les carottes.

Dans ce sens, il s’est félicité  qu’une majorité de produits agricoles sont suffisamment disponibles avec des prix abordables pour toutes les bourses, contrairement aux années précédentes ou les prix prenaient leur envol une semaine avant lentame du mois du jeûne. Cependant de la viande rouge, le ministre du commerce a changé de ton pour s’interroger sur le revirement des éleveurs et des maquignons qui n’ont pas respecté leurs engagements, malgré qu’ils n’ont pas été mentionnés « noir sur blanc » d’après lui.

La viande rouge à 1600 DA

Il a aussi regretté que le prix de la viande rouge soit affiché à 1600 DA le KG, alors qu’on avait évoqué un seuil des 800 Da/le Kg auparavant. Du coup, le ministre a rappelé que lors de sa rencontre avec le éleveurs, ces derniers lui avaient assuré  que la production locale suffisait largement à satisfaire la demande et qu’ils s’étaient entendus sur la nécessité d’établir, du moins pour Ramadhan, un prix abordable ,puisqu’ils bénéficient de nombreux soutiens de l’Etat.Malheuresement ils n’ont pas renvoyer l’ascenseur aux pouvoirs publics !

C’est manifestement de la  spéculation qui ne dit pas son nom, c’est pourquoi qu’il est désormais indispensable de procéder au grand chantier de la moralisation de l’activité commerciale, non seulement pour la filière de la viande rouge, mais également pour d’autres denrées qui échappent généralement au contrôle des services du commerce. Du pain sur la planche en perspective.

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