Presse papier : Certains journaux résistent à la crise

La presse papier en Algérie, qui subit désormais la concurrence des télévisions privées lesquelles ont grevé de consistantes parts du marché publicitaire qui étaient jusque-là l’apanage de cette presse, est un secteur économiquement fragile. La prospérité de ces télévisions va de pair avec les difficultés que vivent les principaux journaux aujourd’hui.

Or, les annonces légales, jadis véritable vache à lait pour la presse écrite, et notamment celles des journaux de de second rang qui arrivent à opérer grâce à la publicité de l’opérateur public gérée par l’ANEP mais qui gênent les principaux quotidiens, se sont amenuisées. Et, même si certains de ces petits journaux ont disparu – une soixantaine de titres ont cessé de paraître depuis le début de la crise selon les déclarations du ministre de la Communication Djamel Kaouane en octobre 2017  (26 quotidiens et 34 hebdomadaires) –, beaucoup continuent d’activer.

Dans ce contexte, il convient de citer La Tribune des lecteurs, appartenant au député Abdelhamid Si Afif, lequel déclare en moyenne un chiffre d’affaires de près de 7 milliards de centimes annuels et ne dégage aucun bénéfice. Et, s’il fait face aux mêmes difficultés que les gros tirages qui arrivant à peine payer leurs employés, il n’apporte pas vraiment une valeur ajoutée informationnelle. Ce journal fait partie de ces dizaines de journaux dont la création a été favorisée par le colonel Fawzi, ancien  chef du centre de communication et de diffusion du DRS. Des journaux qui n’ont pas vraiment de projets éditoriaux mais, qui se sont accaparés les milliards gérés par l’ANEP, monopolisant la gestion portefeuille  publicitaire de l’opérateur public. Ils bousculent les principaux journaux de la scène médiatique, qui ont dû, en vain, augmenter leur prix de vente afin d’assurer leur équilibre financier. Puisque cette augmentation des prix ne saurait suffire pour leur survie. Le parasitage du champ médiatique de la part de ces minuscules journaux visait justement à gêner leur évolution.

Mais, ce qu’il faut retenir, est que la presse online, secteur vivant marqué par des créations nombreuses qui profitent des conditions de production plus facile et surtout de l’exploitation de nouvelles niches met la presse papier à rude épreuve. Cette dernière doit se battre sur plusieurs fronts pour continuer à informer. A E-Bourse nous vous proposons le modèle et la situation économiques des principaux journaux lesquels essayent, tant bien que mal, de résister à la crise.

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