Présidentielle : biographies des candidats

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Ils seront cinq en course vers le Palais El Mouradia. Il s’agit certainement des plus méritants pour avoir réussi à passer toutes les étapes éliminatoires, qui en fait des personnages éligibles. L’Autorité nationale indépendante des élections a validé leurs dossiers de candidature à la Présidentielle ; reste pour eux de prouver qu’ils sont à la hauteur de la fonction présidentielle, qu’ils ont la hauteur et les compétences pour aspirer gouverner un pays grand comme l’Algérie, dans un contexte politique et économique qui ne laisse de marges de manœuvres que pour les géants de la politiques, qui possèdent réseaux, soutiens, les épaules, le discours politique et social adéquat et, finalement, la stature.

Ils sont cinq donc à se lancer dans cette campagne présidentielle. Voici leurs biographies.

Abdelkader Bengrina

Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, participe pour la première fois à une élection présidentielle. Né en 1962 à Ouargla, il a suivi des études en Sciences islamiques. Il est, également, diplômé en études supérieures dans le domaine de l’électronique, et a suivi également des études en Sciences politiques, spécialité diplomatie.

Il a commencé son militantisme en tant que syndicaliste à Ouargla, où il a adhéré à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Il a occupé le poste de membre du bureau national de la fédération des travailleurs de l’éducation et de le formation (1986-1989) ainsi que celui de directeur de wilaya de l’emploi et de la formation à Tamanrasset.

De 1994 à 1997, il était membre du Conseil national de transition (CNT) au sein duquel il a occupé le poste de vice-président.

M.Bengrina a été réélu député de Ouargla lors des élections législatives en 1997, avant d’être nommé comme ministre du Tourisme et de l’Artisanat en juin de la même année.

Il est également élu en 2002 député à l’Assemblée populaire nationale (APN) pour la wilaya d’Alger.

Il a été plébiscité président du Mouvement El-Bina en mars 2018, à l’issue du congrès extraordinaire de cette formation politique en remplacement de Mustapha Belmahdi.

Après la validation de son dossier de candidature, M. Bengrina s’est engagé à « rester fidèle au message du 1er Novembre et aux slogans du Hirak », promettant qu’il sera « le président des pauvres, des marginalisés et des investisseurs empêchés d’investir en Algérie mais aussi le président de toutes les régions du pays sans exclusive ».

Ali Benflis

Le président du parti Talai El-Houriyat, Ali Benflis, candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, participe à cette élection pour la troisième fois, après celles de 2004 et de 2014.

  1. Benflis a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Etat, la plus importante étant celle de chef de gouvernement.

Né le 8 septembre 1944 à Batna, il a entamé sa carrière en qualité de magistrat, et assumé les fonctions de procureur de la République de Batna, procureur général près la Cour de Constantine, outre des responsabilités exercées au sein du ministère de la Justice.

En 1974, il quitte le corps de la magistrature pour le métier d’avocat avant d’être élu en 1983 bâtonnier de la région Est du pays.

M.Benflis a été, également, membre fondateur de la Ligue algérienne des Droits de l’homme, membre de son Comité directeur et délégué de la région Est du pays de la ligue.

Après les évènements du 5 octobre 1988, il a été désigné au poste de ministre de la Justice au sein du gouvernement de feu Kasdi Merbah, une fonction qu’il a continué à assumer dans deux gouvernements successifs.

En 1997, il est élu député du parti du Front de libération nationale (FLN) et désigné par ses pairs, membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée populaire nationale (APN).

En août 2000, il est nommé chef du gouvernement, avant d’être élu secrétaire général du FLN.

Après la validation de sa candidature par l’Autorité indépendante des élections hier samedi, Ali Benflis a formé le vœux de voir l’élection présidentielle « se dérouler dans la quiétude », appelant le peuple algérien « à aller aux urnes pour choisir le candidat qu’il estime apte à diriger le pays ».

Abdelaziz Belaid

Le président du Parti El-Moustakbal, Belaid Abdelaziz, participera pour la seconde fois à la course à la magistrature suprême, après celle de 2014.

Né en 1963 à Batna, M. Belaid a rejoint, dès son jeune âge, les scouts musulmans, avant de militer au sein de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), qu’il dirigea de 1986 à 2007.

Il a milité également au sein de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), dont il a assuré la présidence.

M.Belaid, qui est titulaire d’un doctorat en médecine et d’une licence en droit, a rejoint le parti du Front de libération nationale (FLN) à l’âge de 23 ans, au sein duquel il sera élu membre du comité central.

  1. Belaid a été, également, élu député à l’Assemblée nationale populaire (APN) pour deux mandats (1997-2002) et (2002-2007).

En 2012, il créa sa propre formation politique, le Front Moustakbal (FM).Après la validation de son dossier de candidature, Abdelaziz Belaid a réaffirmé que l’élection présidentielle constitue « la seule solution pour sortir de la crise ».

Azzedine Mihoubi

Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, participera pour la première fois à une élection présidentielle.

Né le 1er janvier 1959 à Aïn Khadra, dans la wilaya de M’Sila, M. Mihoubi est journaliste, poète, romancier et homme politique.

Il a occupé, notamment, le poste de ministre de la Culture de 2015 à 2019.

En 1979, il interrompt une licence en littérature et arts plastiques, avant de rejoindre l’Ecole nationale d’administration (ENA), où il a eu son diplôme en 1984 dans la section administration générale.

Mihoubi a entamé sa carrière comme journaliste en 1986. Il est nommé notamment directeur général de la radio nationale (2006-2008) et directeur de la Bibliothèque nationale (2010-2013).

Il a occupé également les postes de président de l’Union des écrivains algériens et de l’Union générale des hommes de lettres arabes (2003-2006).

Mihoubi a été membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) de 1997 à 2002, avant d’être nommé en 2008 au poste de secrétaire d’Etat chargé de la Communication.

En juillet 2019 lors d’une session extraordinaire du Conseil national du RND, il est nommé secrétaire général par intérim du parti.

Après la validation de sa candidature par l’ANIE, Azzedine Mihoubi a exprimé son engagement à veiller à « défendre les valeurs algériennes » dans son programme électoral qu’il a qualifié de « réaliste ».

Abdelmadjid Tebboune

L’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Etat durant sa longue carrière.

Né le 17 novembre 1945 à Mechria, dans la wilaya de Naâma, M. Tebboune a occupé plusieurs postes ministériels, dont le dernier était celui de Premier ministre de mai 2017 au mois d’août de la même année.

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), spécialité économie et finances (1965-1969), il a occupé les postes de ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, chargé des collectivités locales (1991-1992), ministre de la Communication et de la Culture (1999), ministre des Collectivités locales (2000-2001) et ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme (2001-2002).

En 2012, M. Tebboune retrouve le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Son département ministériel est élargi en 2013 à la Ville.

Avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai 2017, il a assuré l’intérim du ministère du Commerce suite à l’absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib.

M.Tebboune a occupé, auparavant, les postes de secrétaire général des wilayas de Djelfa, Adrar, Batna et M’sila et wali d’Adrar, Tiaret et Tizi-Ouzou.

Après l’annonce hier samedi de la validation de sa candidature par l’ANIE, M. Tebboune a estimé que l’élection présidentielle « permettra au pays de faire face aux menaces qui le guettent », précisant que son programme électoral qui touche à tous les secteurs, « propose des solutions radicales permettant une transition vers une nouvelle République ».

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