Plan d’action: nécessité de classer les priorités du développement et d’appuyer l’investissement productif

Des députés ont mis l’accent, jeudi au siège de l’APN, lors du débat du plan d’action du gouvernement présidé par Saïd Bouhadja, président de l’assemblée sur la nécessité de classer les priorités de développement et appuyer l’investissement productif avec une meilleure maitrise des ressources financières pour éviter l’endettement extérieur.

Dans leurs interventions, les députés ont évoqué la possibilité de remédier à la situation économique actuelle difficile  à la faveur de nouveaux mécanismes de gestion permettant d’assurer une relance économique basée sur l’investissement productif et de mettre un terme à la dépendance aux hydrocarbures, à travers des sources alternatives de financement notamment dans les secteurs à fortes potentialités d’investissement à l’instar de l’agriculture et du tourisme.

Dans ce cadre, le député Abdelmalek Sahraoui, du parti du Front de libération nationale (FLN) a souligné que le plan d’action du gouvernement « consacre une nouvelle tendance de développement, en valorisant toutes les ressources disponibles et en accordant une grande liberté à l’investissement que consacre la nouvelle Constitution ».

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Il a également appelé à élargir l’investissement public-privé particulièrement dans les secteurs agricole et touristique, précisant que ces deux derniers consacrent la nouvelle tendance vers les secteurs alternatifs aux hydrocarbures et sont à même de créer des milliers de postes d’emploi.

Pour sa part, le député Seddik Chihab du Rassemblement national démocratique (RND) considère que « la conjoncture économique actuelle nous impose de diversifier l’économie, et que cela exige de renforcer les Petites et moyennes entreprises (PME), étant la base du développement durable' ».

De son côté, Mouad Bouchareb du FLN a estimé que la paix et la stabilité dans le pays constituaient « la base même du développement », soulignant que le plan d’action du gouvernement « renforce les acquis réalisés sur le plan sécuritaire et consacre la stabilité et l’Etat de droit » à travers une batterie de mesures qui « confortent les libertés individuelles et collectives des citoyens ».

Youcef Bekkouche, du Front El Moustakbel estime, pour sa part, que le plan d’action du gouvernement « comprend les grandes lignes d’un programme ambitieux », s’interrogeant toutefois sur les sources de financement à adopter dans le cadre de la crise financière actuelle, appelant à garantir plus d’équité aux catégories vulnérables et à consacrer davantage de  justice sociale.

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Le député Abderrahmane Yahia, du RND a insisté sur l’impératif de poursuivre la réalisation du modèle économique de croissance de façon à assurer une bonne transition vers une économie diversifiée hors hydrocarbures, et ce à travers le classement des priorités de développement et la préservation des acquis réalisés notamment sur le plan social ».

De son côté, Youcef Adjissa de l’Alliance MSP-FC a souligné la nécessité d’investir dans le facteur humain, étant la base du développement, appelant à chercher de nouvelles sources de financement.

Le député Ismaïl Mimoune, du même parti a proposé la création d’une nouvelle alliance « agriculture-industrie » regroupant les institutions des deux secteurs permettant la création de nouveaux postes d’emplois.

Pour sa part, Leïla Hadj Arab du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a insisté sur l’impératif de développer le système fiscal, à travers la numérisation de ses méthodes de gestion,  appelant à assurer un meilleur contrôle des fonds publics et à accorder des prérogatives plus larges à la Banque centrale.

Dans son intervention, Abdelhamid Djezzar du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) a prôné la relance des projets programmés notamment dans les secteurs stratégiques et vitaux à l’instar de la santé, des transports et de l’éducation nationale.

Le débat autour du Plan d’action du Gouvernement se poursuit vendredi en deux séances, dont la première consacrée aux interventions des chefs de groupes parlementaires et la deuxième réservée aux réponses du Premier ministre aux préoccupations soulevées par les députés et au vote du Plan.

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