Plan d’action: les députés mettent en avant la nécessité de préserver les acquis sociaux

Les interventions des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont été focalisées, jeudi lors du débat du plan d’action du gouvernement, sur l’aspect social et l’impératif de mettre le citoyen à l’abri des retombées de la crise économique, saluant les mesures visant à préserver les acquis sociaux.

Lors de la séance de la matinée, le député Hassan Bounefla du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a mis l’accent sur l’importance capitale que revêt le caractère social dans la politique du gouvernement, évoquant, à ce titre, le sort des travailleurs du filet social exclus, après au minimum six ans, du programme de réinsertion ».

Il s’est interrogé sur la possibilité de la révision de la loi sur la retraite et les conditions d’accès au logement social pour venir en aide au citoyen au vu de la conjoncture difficile et de la politique d’austérité adoptée par le gouvernement parallèlement à la flambée des prix.

De son côté, le député du Rassemblement national démocratique (RND), Djamel Kikane, a valorisé la teneur du plan d’action du gouvernement dans son volet social qui, a-t-il dit, « s’inscrit en droite ligne de la politique de soutien social de l’Etat notamment en faveur des catégories vulnérables », ajoutant qu’il s’agit là d' »un principe sur lequel le président de la République n’a de cesse misé quelques soient les conditions financières de l’Algérie ».

Pour sa part, le député Seddik Bekhouche du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) a évoqué la mesure consistant à offrir aux  jeunes recrutés dans le cadre des contrats de pré-emploi le choix de continuer à travailler dans le cadre de ce dispositif ou de poursuivre leurs études universitaires. Il a proposé, pour « ne pas hypothéquer leur avenir », leur réinsertion en leur accordant 6 heures hebdomadaires pour leurs études.

Abordant d’autres dossiers à l’instar du secteur de la recherche scientifique, il a plaidé pour « un partenariat effectif avec les partenaires économiques nationaux pour adapter la recherche aux besoins du marché national.

LIRE AUSSI Indice de l’innovation: l’Algérie en bas du tableau de la création

De leur côté, les députés du Mouvement populaire algérien (MPA) ont exprimé le soutien « inconditionnel » de leur formation politique au contenu du plan d’action du gouvernement. A cet effet,  Khatir Si Hamdi a rappelé que ce dernier s’inscrit dans le cadre du parachèvement du programme du président de la République M. Abdelaziz Bouteflika.

La députée Nabila Biaza du même parti a abordé, pour sa part, le phénomène de l’émigration illégale dans les villes côtières, à l’instar de la wilaya d’Annaba dont elle est issue, appelant à s’attaquer aux facteurs qui le favorisent.

Par ailleurs le député Lakhdar Ibrahimi du MSP a souligné « l’absence de chiffres et de statistiques » dans le plan d’action du gouvernement présenté devant la chambre basse, « sans la moindre évaluation des programmes précédents », a-t-il estimé.

D’autre part, il a évoqué la situation dans les wilayas du Sud telles que de Djelfa, dont il est issu, appelant, dans le domaine de l’éducation, à « une réflexion sur l’organisation du baccalauréat en dehors du mois sacré en raison de la difficulté que rencontrent les élèves à cause des fortes chaleurs qui impactent forcément leur rendement lors de cet examen décisif ».

Le débat autour du plan d’action du gouvernement se poursuivra jusqu’à vendredi où il sera soumis au vote après les réponses du Premier ministre aux préoccupations soulevées par les députés.

LIRE AUSSI L’économie nationale stable en dépit du recul des ressources financières de plus de 50%