Pétrole : Le déclin de production s’installe dans la durée

sonatrach

Que l’Opep ait décidé accroître sa production d’un million de barils par jour afin de stabiliser le marché pétrolier, cela ne devrait pas se traduire par une augmentation des exportations algériennes.  Explications.

La production pétrolière algérienne a baissé pour des raisons liées à la gestion de la pression des gisements, notamment dans le champ géant de Hassi Messaoud lequel a vu sa production, qui était de 49 000 tonnes par jour en 2016 (environ 360 000 barils/jour), décliner à 37 000 tonnes par jour (environ 270 000 barils/jour) en juin 2018. Et, même l’entrée récente en production d’un nouveau gisement à Hassi Berkine (HBNS) exploité en association avec la compagnie indonésienne Pertamina ne comble pas le gap qui sépare désormais le niveau de sa production actuelle et celui auquel elle est astreinte de respecter dans le cadre de l’accord amendé sur la réduction de l’offre.

L’amendement de l’accord sur la réduction de l’offre le 22 juin dernier a allégé de moitié l’obligation de l’Algérie, qui était tenue de réduire sa production de 50.000 barils par jour (6 800 tonnes/jour) pour la limiter à 1 080 000 barils par jour (148.000 tonnes/jour). Elle est désormais astreinte à limiter sa production à 1 105 000, soit une participation à hauteur de 25 000 barils par jour (3 400 tonnes/jour) dans l’effort de limitation de l’offre, au lieu de 50 000 barils/jour.

Or, la production de l’Algérie qui a baissé en dessous la barre d’un million de barils (966 000 barils/jours) par jour au mois de mars dernier a atteint à peine 1 040 000 barils par jour en mai selon le dernier rapport de l’Opep se basant sur les chiffres communiqués par le gouvernement algérien. Elle doit cette légère hausse à l’entrée en production des nouveaux puits du gisement exploité avec Pertamina à Hassi Berkine  où l’on extrait 18 000 barils par jours (2 400 tonnes/jour).

Dans ce contexte, il convient de souligner que le gap qui sépare le niveau de production actuelle et celui d’avant l’accord sur la limitation de l’offre conclu en septembre 2016 qui était de 1 130 000, est de l’ordre de 90 000 barils/jour. Et, même si l’Algérie sera exempte de l’effort du cartel associé à la Russie visant à stabiliser le marché, elle restera loin de son niveau de production de 2016.

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