Pêche et aquaculture: le nécessaire accompagnement technique

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Des représentants d’associations de la société civile et de professionnels du secteur de la pêche et de l’aquaculture ont insisté, lors d’une réunion samedi avec le ministre du secteur, Sid Ahmed Ferroukhi, sur l’importance d’assurer un soutien financier, un soutien technique et scientifique et une formation aux professionnels, ainsi que la suppression des obstacles administratifs empêchant la réalisation de leurs projets.

Cette réunion, organisée à l’Institut national supérieur de la pêche et de l’aquaculture (INSPA) d’Alger, a pour objectif d’inclure dans la feuille de route du secteur, une section spécifique aux activités de la société civile, à travers l’inventaire des préoccupations des professionnels des différentes régions du pays , la mobilisation des associations de la société civile dans les activités liées à la pêche et à l’aquaculture et tout ce qui concerne l’environnement marin, continental et saharien.

Certaines associations présentes à cette réunion ont demandé à la tutelle de leur fournir un siège social et de garantir aux professionnels du secteur les moyens de travail, les assurances et les divers documents qui leur sont indispensables pour exercer pleinement leur profession. A cet effet, le président de l’association « El mostkabal » (Avenir) a affirmé que les bateaux de pêche et autres outils de travail ont besoin d’entretien.

De son côté, le président de l’association « Seybous » d’Annaba a appelé à la création d’abris de pêche artisanale et à l’intensification des efforts de sensibilisation aux dangers de la pollution de la mer et leurs impacts sur la flore des fonds marins importante pour la biodiversité marine.

Le président de l’association « Capitaines de navires » de la commune de Khemisti (Tipasa), a évoqué la souffrance des pêcheurs, qui travaillent dans des conditions difficiles, sollicitant le ministre pour la réouverture de l’usine de poisson « Falcon », fermée depuis 20 ans.


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Les associations ont appelé à accorder davantage d’intérêt aux micro-activités de la Pêche et de l’aquaculture, au  réaménagement et à la réhabilitation des ports.

Des associations de Médéa, Ain Témouchent et Relizane ont mis l’accent sur l’impératif d’améliorer les opérations de commercialisation au niveau des pêcheries modernes et d’interdire la vente anarchique des produits halieutiques.

D’autres organismes activant dans l’aquaculture dans le Sud ont souligné la nécessité d’activer les cadres réglementaires en la matière, de créer des usines d’aliments pour les poissons et de matières premières afin d’alléger les coûts d’importation. De même qu’il faudrait songer à former les jeunes dans cette activité.

Quant aux ressources humaines, les participants ont plaidé pour le recensement des professionnels du secteur, notamment les pêcheurs, de s’intéresser aux compétences fraichement diplômées des instituts, outre la mise en place d’un réseau national pour coordonner les actions de toutes les associations.

Les associations de protection du consommateur se sont penchées, quant à elles, sur la question des prix de la sardine, proposant de prévoir une étude afin que ce produit soit à la portée des petites bourses.

En réponse aux préoccupations, M. Ferroukhi a fait savoir que ce rendez-vous serait suivi d’autres rencontres pour parvenir à  la définition exacte des associations actives dans le domaine et leur implication dans la réalisation des projets.


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Selon le ministre, le département s’emploie à mobiliser l’ensemble des associations de la société civile concernées de façon  directe ou indirecte par la formation et l’intégration des jeunes, par l’environnement maritime, les clubs de plongée sous-marine, les clubs de voiles, la pêche de loisir, les associations de bénévolat, ainsi que les associations du consommateur et professionnelles.

Le ministre a annoncé un changement de la méthode de travail à travers l’actualisation et la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que la recherche de solutions aux problèmes et l’évaluation du secteur en permanence.

Il a appelé les spécialistes et les chercheurs à contribuer, à travers ces associations, à la sensibilisation de la société à tout ce qui a trait à l’environnement marin et au développement des programmes pour sa préservation, en se basant sur un travail complémentaire entre les professionnels et la société civile.

Selon le ministre, le secteur qui aspire à s’orienter vers la pêche en haute mer, doit compter des compétences humaines qualifiées et formées, soutenues par les associations et secteurs concernés, ce qui permettra l’intégration des jeunes au nombre de 5.000 dans les programmes de formation.

M. Ferroukhi a indiqué que la coordination avec les autres secteurs pour l’amélioration des conditions de travail au niveau local incombera au secteur, outre l’organisation de visites et de rencontres avec les professionnels pour rechercher les solutions aux problèmes enregistrés.

Cette rencontre a vu la présence d’associations de la société civile, de professionnels, de consommateurs, d’associations activant dans le domaine de l’environnement marin et d’associations comprenant des compétences scientifiques ainsi que des étudiants diplômés d’instituts et d’universités à travers toutes les wilayas du pays.

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