Ouargla: quand Farid Bedjaoui est victime de l’UGTA

farid bedjaoui

Une histoire rocambolesque est remontée ces derniers jours à Ouargla, où le sulfureux Farid Bedjaoui apparaît dans la peau d’une victime de l’union de Wilaya de l’UGTA.

L’affaire concerne la société libanaise Lead, appartenant au groupe Ouais de Farid Bedjaoui, qui avait, durant les années 2000, beaucoup de projets de sous-traitance avec Sonatrach et Saipem. Elle a travaillé notamment entre 2008 et 2012, sur le projet LPG de Haoud El Hamra (région de Hassi Messaoud) où elle employait quelque 3000 travailleurs algériens.

Pendant toute cette période, Lead n’a jamais versé d’argent au titre des œuvres sociales.

Les gens de l’UGTA de Ouargla ne se sont jamais inquiétés de cette situation en dépit des frictions constantes qui existaient entre l’administration de l’entreprise et son syndicat.

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Ce qu’à la fin du chantier et la libération des travailleurs algériens que l’Union de Wilaya de Ouargla s’est penchée sérieusement sur cette défaillance de Lead. Slimane Zaatout était l’homme fort de l’UGTA à Ourgla -d’ailleurs, il l’est toujours- alors que Farid Bedjaoui n’avait plus de parrains et a du se plier aux exigences des gens de Sidi Said.

L’UGTA réclamait le versement de l’argent des œuvres sociales. Mais, les contrats de tous les travailleurs ont expiré et il n’existe plus de section syndicale à Lead, leur a-t-on rétorqué. « On s’en fou. Vous versez l’argent à l’UGTA », a exigé l’interlocuteur algérien de Lead.

Celle-ci a du remettre un chèque de 17 millions de dinars, qui a été encaissé par l’Union de Wilaya de Ouargla. Ensuite, l’argent a été dépensé sur divers chapitres et les travailleurs de Lead n’ont jamais bénéficié de quoi que ce soit.

En Février 2013, d’anciens syndicalistes de Lead ont appris la nouvelle et ont du adresser un courrier à la justice et aux différents services de sécurité  pour dénoncer cet acte de piratage dont ils étaient victimes.

Quelques agitateurs parmi les anciens employés de Lead ont été approchés par les gens de l’UGTA afin d’étouffer l’affaire, moyennant des postes d’emploi à Sonatrach et ses filiales.

La Ouargla-Connexion a réussi encore à effacer toutes les traces de cette affaire, notamment au niveau de la justice et personnes n’en parle plus.

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