« Opération sauvegarde » :  des mesures concrètes dès septembre

montage véhicules

Une commission intersectorielle de sauvegarde des entreprises privées, placée directement sous l’autorité du ministère des Finances, rendra compte des résultats de ses investigations et des opérations financières à faire ou à ne pas faire en septembre prochain, selon une source proche du dossier. L’objectif de cette opération est de maintenir à flots les entreprises privées en situation délicate depuis la mise sous enquête de leurs patrons.

En effet, plusieurs entreprises privées sont sous le coup de mesures conservatoires après la mise sous mandat de dépôt de leurs gérants. De ce fait, plusieurs d’entre elles, pour ne pas dire toutes, sont en difficulté, ou carrément sous la menace d’un dépôt de bilan. Une bonne partie d’entre elles ont déjà mis leurs salariés en chômage technique ; c’est le cas de plusieurs entreprises activant dans le montage automobile. Et toutes, sans exception, s’attendent au pire, c’est-à-dire à la fermeture définitive de l’entreprise.

Mais est-ce la bonne solution ? Certainement pas. L’antécédent Khalifa a été édifiant à plus d’un titre. Des milliers d’employés du privé se retrouvent dans une situation socio-économique laborieuse, avec plusieurs mois impayés, à la lisière d’une rentrée scolaire coûteuse.

La semaine dernière, les travailleurs des entreprises de Tahkout, des Kouninef, ainsi que ceux des entreprises Haddad ont débrayé et laissé entendre qu’ils ne sont que le maillon faible, c’est-à-dire les simples salariés dans cette opération de mise à mort annoncée de leur entreprise.

De ce fait, l’Etat privilégie aujourd’hui le recours à d’autres procédés pour sauvegarder l’outil de production et les postes d’emploi de ces entreprises économiques. Donc, les entreprises ont de grandes chances d’être maintenues en vie, par le biais d’un gérant que l’Etat désignera, ou que les salariés de l’entreprise eux-mêmes désigneront. L’essentiel étant de ne pas mettre les travailleurs en chômage technique.

La rentrée sociale s’annonce déjà très pénible pour en rajouter une couche. L’Algérie qui s’apprête à désigner son nouveau président a besoin de sérénité et d’un minimum d’apaisement social pour s’organiser et se renforcer après le chaos introduit par la chute brutale du système Bouteflika. Et d’un maximum de production et d’effort pour avancer dans cette voie.

Un des critères de maintien de ces entreprises, selon notre source, est conditionné par le nombre de ses salariés, la viabilité de l’entreprise, sa solvabilité, ses objectifs et sa part du marché local.

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