Ooredoo: démantèlement d’un tissu de mensonge

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Comme annoncé dans notre présentation du bilan semestriel de l’opérateur Ooredoo, les qataris continuent d’agir dans leur politique mensongère et surtout hypocrite.

Le groupe annonce, au Qatar, un climat d’affaires incohérent en Algérie pour justifier la débacle, mais sa filiale algérienne avoir « poursuivi ses performances consolidant ainsi sa position dans le marché national de la téléphonie mobile ».

Qui doit-on croire? La maison-mère qatarie ou sa filiale algérienne?.

Le tableau dressé par nos soins démontre sans équivoque le banqueroute de l’opérateur Ooredoo et le départ massif de ses abonnés qui ont trouvé, ailleurs sur le marché algérien, des produits de meilleure qualité et surtout à moindre coût.

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Sur les trois derniers bilans semestriels, les revenus de Ooredoo sont tombés de 55,1 milliards en 2016 à 44,2 milliards de dinars en 2018. Un écart de 11 milliards de dinars (100 millions de dollars). N’est-ce pas là une preuve d’un échec inscrit dans la durée?

La même tendance est observée dans le chapitre EBIDTA. Les chiffres évoquent un résultat de 20,7 milliards de dinars en 2016 et une baisse en 2018, à 17,5 milliards de dinars.

Le client a tranché dans ses choix

La fidélisation des clients est également une épreuve où a échoué Ooredoo en Algérie. Entre fin juin 2017 et fin juin 2018, l’opérateur de téléphonie mobile a perdu 400.000 abonnés. Alors où elle se situe cette prétendue avancée?

Pareil pour les investissements. L’opérateur à capitaux qataris a dépensé 9 milliards de dinars au cours du premier semestre de 2016, avait de serrer la ceinture en 2017, avec seulement 3,5 milliards de dinars. En 2018, ses investissements n’ont pas dépassé la barre des 7,8 milliards de dinars, soit l’équivalent des show-rooms de Tahkout.

 

2016 2017 2018
Revenus 55,1 52,3  44,2 
EBIDTA 20,7 23,4 17,5
Abonnés 13,4 14 13,6
Investissement 9 3,5 7,8

Quand, Ooredoo évoque sa présence sur les 48 wilayas, c’est aussi une occasion de tromper les algériens. Osera-t-il dévoiler le nombre d’antennes présentes dans les wilayas du Sud, notamment sur les territoires d’Illizi?

Le plus grave encore est cette passivité de certains médias algériens qui reprennent aveuglément les communiqués propagandistes de Ooredoo. Ces mêmes médias qui s’offrent le luxe de critiquer le président de la République, le premier ministre et un tas d’autres institutions de l’Etat, sont dans l’incapacité de divulguer une quelconque vérité sur Ooredoo.

En conclusion, nous ne sommes plus dans une problématique de souveraineté, mais plutôt dans une situation de sécurité nationale assez menacée.

PS: le jours où nous diffuserons des publicités de Ooredoo sur notre média, nos lecteurs seront en droit de nous accuser de trahison.

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