Omari : amélioration du réseau de distribution du lait

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Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Cherif Omari a affirmé, jeudi à partir de Tipasa, que l’Etat œuvre en vue de l' »amélioration régulière  » du réseau de distribution du lait et de « la lutte contre la spéculation ».

« Nos services œuvrent, dans le cadre de la coordination gouvernementale, à l’amélioration du réseau de distribution du lait (dont le prix est soutenu) et la garantie de son acheminement au consommateur, notamment les personnes au faible revenu », a indiqué le ministre, durant une visite de travail et d’inspection dans la wilaya.

Soulignant, en outre, une « disponibilité » dans le stock stratégique en poudre de lait d’importation. « Il n’y a aucun problème en la matière, mais nous avons décidé l’adoption de la méthode de distribution directe, producteur-consommateur », en tant que « moyen le plus efficace » dans la lutte contre la spéculation, a-t-il expliqué.

Il a fait part, à ce propos, de la mise en échec d’une opération de détournement de plus de 6000 litres de lait, par un distributeur à Alger, où ce volume de lait a été saisi, avec l’engagement de poursuites judiciaires contre la personne impliquée dans cette affaire.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a affirmé, en outre, la coordination entre ses « services et ceux d’un nombre de secteurs concernés, dont le Commerce, de concert avec les walis de la République et les corps sécuritaires » en vue, a-t-il dit, de « mettre un terme à la spéculation », considérant que lait est « une denrée alimentaire de base soutenu par l’Etat, au profit des catégories fragiles de la population ».

« La distribution directe, producteur-consommateur, vise le soutien du réseau de vente du produit », a-t-il ajouté, citant en exemple « la ferme intégrée d’élevage de vaches laitières et de production de fromage de Sidi Rached », en la qualifiant d’expérience « pionnière et exemplaire ».

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Le ministre, qui était en visite à ce complexe intégré, a soutenu qu’il s’agit là d’un « modèle en matière d’investissement dans la filière d’élevage de vaches et de production laitière », et que l' »Etat œuvre à encourager et à soutenir ce type de projets. L’objectif étant la consécration de la sécurité alimentaire, après la réduction de la facture d’importation, et partant s’orienter vers l’exportation », a expliqué M.Omari.

Consacrer une autosuffisance

« L’Algérie dispose de capacités à même de lui permettre de consacrer une autosuffisance alimentaire conformable », a-t-il, par ailleurs, estimé, citant à titre d’exemple, « les nombreuses expériences réussies », a-t-il dit, « en matière d’élevage de vaches, et de culture de maïs, au Sahara, dont les résultats ont été forts positifs », s’est-il félicité.

Outre d’autres expériences dans la production de la farine et des cultures maraichère et d’agrumes dans la Mitidja, le ministre a exprimé l’engagement de l’Etat à « soutenir et encourager ce type de projets intégrés, aux plans technique et financier, à travers des programmes de soutien, qui profiteront à différentes régions du pays », a-t-il assuré.

Ajoutant que ces programmes de soutien visent particulièrement la « maitrise de la production de fourrages et de tous les processus de production d’aliments de bétail, grâce au lancement de complexes intégrés sur le modèle de celui de Sidi Rached, pour arriver, à terme, à la constitution d’un réseau national d’élevage de vaches, qui permettra « , selon le ministre d’ »arrêter l’importation de vaches et de consacrer une autosuffisance en la matière « .

Néanmoins, la consécration de cet objectif est tributaire « de la mise à profit de l’intelligence collective, des dossiers des jeunes, des compétences nationales et du soutien des investissements dans les matières premières « , a-t-il estimé.

Concernant la disponibilité des fruits et légumes en ce mois sacré du Ramadhan, Cherif Omari a affirmé l’ »efficience du mécanisme de vente directe « , grâce auquel « nous enregistrons une grande disponibilité des fruits et légumes, en quantité et en qualité, et à des pris abordables « , a-t-il soutenu, citant en cause les « différentes mesures entreprises par l’Etat en direction des agriculteurs, suite à la pandémie du nouveau coronavirus « .

Il a souligné, entre autres, la facilitation des déplacements des agriculteurs et des vendeurs de légumes et fruits, de façon à « permettre de préserver la dynamique de production, et partant assurer la disponibilité sur les marchés, tout en garantissant une bonne gestion de cette conjoncture sanitaire sensible », a-t-il observé.

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