Oléiculture: l’impératif de pallier les lacunes et de renforcer les lois

huile d'olive

Le président du Conseil interprofessionnel de la filière oléicole, Mohamed Belaasla, a insisté, jeudi à Alger, sur l’impératif de pallier les lacunes enregistrées dans cette filière et de permettre l’accès des agriculteurs à la formation et à l’accompagnement nécessaires pour le développement de l’oléiculture.

Lors de la cérémonie de remise des prix aux lauréats de la 2e édition du concours national « Djaafar Alloum » de la meilleure huile d’olive vierge extra (saison 2019-2020), M. Belaasla a fait savoir que cette filière souffrait de plusieurs lacunes entravant son développement à la cadence souhaitée et ce en dépit des résultats réalisés et des efforts consentis par les agriculteurs et les investisseurs. Selon le même responsable, le produit algérien respecte le cahier de charges et les normes agréées par les instituts internationaux. La filière souffre d’un manque de laboratoires d’analyses de qualité, de conserveries et de stratégies de promotion et de commercialisation, d’où l’impérative conjugaison des efforts pour la régulation de la production, a-t-il affirmé.

Il a évoqué, en outre, les lacunes relevées dans le domaine de l’agriculture, à l’image du manque d’eau dans les régions agricoles, le faible recours à la technique du goutte à goutte, le retard accusé dans l’octroi de concessions et de crédits aux oléiculteurs et l’accompagnement insuffisant de l’opération d’exportation. Selon le même intervenant, les négociations avec l’opérateur étranger pour venir dans notre pays et investir dans ce domaine passent avant tout par l’organisation du marché, une démarche qui sera accueillie favorablement par ces derniers.

Il a saisi cette occasion pour annoncer le lancement de la 3e édition du concours « Djaafar Alloum » pour la meilleure huile d’olive vierge extra pour la saison 2020/2021 ainsi que la 1er édition du concours de la meilleure huile de table, mettant en avant l’importance de tels concours pour faire la promotion de la production d’olive et d’huile d’olive algériennes. A ce propos, le même responsable a insisté sur le renforcement du cadre juridique de la Commission nationale de dégustation créée en vertu de deux arrêtés ministériels, composée de 24 membres relevant de plusieurs instituts nationaux spécialisés dont 08 experts ont bénéficié de formations spécialisées à l’étranger, outre la formation de 10 présidents de commission aussi à l’étranger. Pour sa part, le chef de département des expérimentations au niveau de l’institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne, M. Rebiha Khaled a évoqué les efforts consentis depuis 2013 en matière d’analyse des différents types d’huile d’olive. Il a indiqué que la stratégie de l’institut reposait sur l’amélioration des produits à base d’huile d’olive dont la « production demeure faible par rapport à celle enregistrée dans la région méditerranéenne.

Selon M. Rebiha, le laboratoire oeuvre actuellement à obtenir un agrément international, en dépit des impacts de la covid-19. Pour rappel, le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Abdelhamid Hemdani, a remis les prix aux 12 lauréats de la 2e édition de ce concours afin de les encourager à poursuivre l’organisation de ces concours qui contribuent à l’amélioration de la qualité de l’huile d’olive en Algérie. Organisé par le Conseil interprofessionnel de la filière oléicole et l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV), ce concours vise à promouvoir la production nationale d’huile d’olive de qualité et à encourager sa consommation, ainsi qu’à renforcer la coordination entre les différents intervenants dans cette filière. L’Algérie occupe la 7e place au niveau mondial dans la production d’huile d’olive et la 4e place dans la production d’huile de table.