Nassym Louradi: cap sur la monnaie virtuelle

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Nassim Louradi est un nom qu’il faut absolument retenir. Il algérien, mais citoyen d’un monde où il n’existe aucune frontière.

Avec sa bande de copains, il s’attaque à la monnaie virtuelle. Il n’a que 24 ans, mais avec un savoir qui en dit long sur sa concentration sur le sujet.

Il s’attaque aussi à la bourse d’Alger en offrant un service simple de vente et d’achat d’actions…

– D’abord, présentez-vous à nos lecteurs.

Je suis entrepreneur algérien et Fintech. Start-ups m’a toujours séduit. Aujourd’hui,  j’ai 24 ans.

 – Présentez nous votre projet africain avec cette nouvelle monnaie virtuelle.

KDbox une banque virtuelle sur blockchain d’ethereum, tout simplement une application qu’on a lié à notre monnaie virtuelle (KdCoin) et on va la lancer au Kenya et quelques pays africains. Nous étudions la possibilité de l’essayer en Tunisie en première opération. Cette application avec notre monnaie virtuelle permet plusieurs opérations:

– Transfert d’argent de diaspora ( Remittance) en quelques heures et moins cher que n’importe service de remittance ( WorldRemit, Western union etc).

– Import/export : KDbox va permettre aux importateurs d’éviter le problème de (dollars/euro) dans leurs pays/leurs banques centrales.

En somme, notre service consiste à remplacer les dollars par exemple et utiliser KDcoin ou Dash (autre monnaie virtuelle célèbre) et dès que le commerçant sur place, il peut échanger la monnaie virtuelle en Fiat (Yen/dollars) sur les bourses électronique (exchanges comme YoBit, Coinbase, Bittrex, etc).

– Investissement : KDcoin est ‘asset virtuel ‘ donc ça monte et descend comme n’importe quel action sur la bourse, puisque on va l’introduire sur différents exchanges ( bourses) après notre ICO en janvier. ICO (Initial Coin Offering) , est une sorte de levée de fonds via la distribution de notre monnaie contre bitcoin / Ethereum, ce qui va permettre de développer nos projets. On va produire 500 millions de notre monnaie virtuelle KdCoin dont 300millions seront vendus pendant notre ICO avec contrat intelligent sur blockchain d’ethereum.

Parmis les projets visés, KDbox : banque virtuelle africaine.

KickApp : start-up spécialisé en DLT ( distributed Ledger technology) connue comme blockchain privé ou pour entreprises.

KodePay et Payvite : moyens de paiement en Afrique . Avec 300millions de KDcoin qui seront distribués pendant l’ICO, on compte lever 10.00.000 $, sachant que KDbox ICO est le premier ICO africain

– Parlez-nous du team qui pilote cette opération.

Key-people ne sont pas nombreux. Moi, Nassym, développeur et analyste financier; Nesrine Aissani, founder de Payvite et KodePay, serial entrepreneur et avec background de financier en Europe.

Nous avons sollicité comme  consultants experts : Laura K. Grant qui a  plus de 20 ans d’expérience dans les systèmes bancaires au Canada,  Sergey Basedin : président de Blockchain Russia et fondateur de Descrow une entreprise russe qui fournit  « Escrow decentralisé » sur blockchain.

Nous avons aussi un team de développeurs web et mobile

– Vous êtes sur le projet d’IOB à la bourse d’Alger, qu’en est-il en fait?

Ah oui! La bourse me passionne beaucoup, si on voit en Europe, USA et France quand on aborde l’investissement on parle de bourse ( Nasdaq, NYSE, CAC40 et The City etc) et en Algérie notre bourse est presque morte et cela à cause de manque des produits financiers, hedge funds, et des index alias mutual funds par exemple, et surtout le paiement en ligne et aussi le fait que les IOBs ( intermédiaire opérations boursiers) sont des banques et que la bancarisation dans notre pays est très faible.

Donc on a décidé de créer un IOB en ligne eTrade. On offre aussi du consulting et l’exécution des ordres d’achat et vente des actions. Notre IOB sera bientôt opérationnel avec une app simple qui permet d’effectuer en ligne les achats et ventes et sera plus rapide et le plus simple (en quelques heures et sans compte bancaire si le client n’en a pas).

Donc l’App sera fonctionnelle après l’obtention de l’agrément de COSOB. – Comment appréciez -vous le retard de l’Algérie sur le e-commerce?

On est trop en retard! C’est malheureux, l’e-commerce n’est pas à la une dans quelques pays même sous développés. Les deux facteurs qui bloquent l’e-commerce sont :

– Manque d’epaiement et les APIs/SDKs qui va permettre aux commerçants ou freelancers etc d’offrir leurs services sans oublier bancarisation qui est très faible. Il faut donc opter pour le paiement via pre-payé comme carte bancaire prépayée et ça dépend des lois de pays qui sont obsolètes.

– le deuxième facteur est le manque d’infrastructures telles que la logistique et la livraison à domicile .

– Un mot pour conclure?

Espérons que l’Etat aura la  volonté de « laissez faire » les gens du métier et encourage et aider la bourse, les startups d’ecommerce et paiement en ligne. Les pouvoirs publics doivent laisser ouvrir des APIs/SDKs et modes de paiement ( sans passer par la banque) et bien-sûr cela va permettre de créer des investisseurs institutionnel, hedge funds, et venture capitaliste et ainsi devenir un vrai hub et une porte financière en Afrique.

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