Mouture de la nouvelle loi électorale : Les explications de la commission Laraba

Par: Khelaf Benhadda

La commission Laraba a organisé ce matin une conférence de presse pour expliquer les grandes lignes de la nouvelle loi électorale proposée aux partis politiques avant son approbation définitive.

La commission a mis l’accent notamment sur les garanties données par la mouture  de la loi électorale pour la tenue d’élections transparentes. « La lutte contre l’argent sale, l’indépendance de l’Autorité nationale indépendante des élections qui jouit aujourd’hui de tous les pouvoir pour assurer le bon déroulement des élections, le financement régulé de la campagne, l’encouragement des jeunes et de la femme à participer aux élections », déclare d’emblée M. Laraba. En réponse à notre question sur la non constitutionnalité de l’article proposé dans la nouvelle loi électoral parlant des 4% exigé dans un parti politique pour pouvoir postuler à des élections, M. Laraba est catégorique : « Nous ne pouvons cautionner une loi anticonstitutionnelle. Nous sommes tous des professeurs et des hommes de lois », a-t-il répondu. Pour une membre de la commission, ledit article parle également d’une autre alternative, à savoir que dans le cas où une liste ne dispose pas des 4%, elle peut s’en passer en rassemblant un nombre bien précis de signature de d’élu ou de citoyens en parrainage », a-t-elle expliqué.

Concernant le Hirak, Ahmed Laraba, affirme que sa commission n’a pas de rôle politique mais dispose de statue had hoc. « Notre message pour le Hirak est dans le brouillon justement. Lorsque la loi électorale ouvre la porte aux jeunes en instaurant une loi garantissant une forte participation des jeunes de  moins de 35 ans, la loi exige également des listes à avoir des diplômés, la parité entre la femme et l’homme…toutes ces lois sont des messages forts au Hirak pour qu’il participe aux élections », explique une membre de la commission.

Sur la nomination des membres de l’Anie, la commission est catégorique. « C’est le Président qui les nomme et non l’exécutif. Le Président est élu, donc la commission est désignée par un élu et non par un membre du gouvernement ou une institution nommée. C’est une avancée démocratique », soutient M. Oualid  Lagoun, membre de la commission Laraba chargée de l’élaboration de la nouvelle loi électorale.

« Le Président de la république n’est pas exécutif, il est garant des institutions. Quand une personne ou une institution est nommé par le président, cela ne veut pas dire qu’il est du côté du gouvernement », dira M. Oualid Lagoun, membre de la commission Had Hoc Laraba.

Quand au financement de la campagne électorale, la commission Laraba affirme que la mouture de la nouvelle loi régule parfaitement ce volet. « Une liste ou un candidat devra justifier la provenance des fond qui dépasse 1000DA », affirme M. Lagoune.

La mouture de la nouvelle loi prend en charge la campagne électorale des jeunes de moins de 35 ans. « L’amendement contient des articles qui assurent une prise en charge à 100% de la campagne électorale des jeunes de moins de 35 ans », assure M. Laraba.

L’article parlant de la parité entre homme et femme dans les listes électorales a fait l’objet de critiques acerbes. « Nous devons encourager la femme à s’émanciper davantage », ajoutera Souad Ghaouti, membre de la commission.

En conclusion, la commission Laraba affirme que c’est le Président qui décidera de la dernière version. Nous allons soumettre les propositions des partis politiques au Président de la République, et le dernier mot lui revient » conclut Laraba.

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