Militzer & Münch: une ascension et des interrogations

Militzer & Münch

L’ascension, en Algérie,  du commissionnaire de transport, Militzer & Münch France, filiale du groupe Suisse, pose énormément d’interrogations, d’autant plus qu’il évolue dans un monde de crocodiles,  totalement interdit aux intrus.

Militzer & Münch France a créé sa filiale algérienne en date du 19 janvier 2017 dans un luxueux local à Hydra. La société a pour activités, le            stockage de marchandises, consignataire de navire, manutention et consignataire de la cargaison.

Dotée d’un capital social de 10 millions de dinars, la société est dirigée par Hani Lamia Naila, élue P-dg dans un comité de direction où figurent deux cadres français.

Militzer & Münch Algérie est en fait une Joint-venture créée entre Militzer & Münch France et la société de droit algérien, Sirius qui agit dans la manutention depuis le 2 octobre 2013.

Militzer & Münch Algérie a obtenu tous les agréments auxquels bon nombre d’algériens n’ont pas eu droit, même avec « interventions ».

Cela lui a permis de percer très rapidement dans un marché complètement déstabilisé par  la concurrence déloyale entre les opérateurs nationaux et leurs rivaux étrangers.


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Militzer & Münch France, qui a réalisé une croissance de 300 % en quatre ans de ses flux vers l’Algérie, a décidé la semaine dernière de lancer une nouvelle ligne de transport en groupage vers Oran. Le commissionnaire de transport propose ainsi deux départs mensuels en groupage à partir de Marseille pour un transit-time de cinq jours.
La filiale française du groupe basé en Suisse a élaboré un plan de consolidation des lots qui sera effectuée par son agence de Marseille et le dégroupage sera réalisé dans un port sec à Oran. Elle propose le même service pour les produits dangereux, destinés au port d’Oran.
Comment cette entreprise trouve-t-elle ces facilités et évolue sans aucune gêne en Algérie?

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