Marasme au Forage de Sonatrach: une histoire de kyas

Ould Kaddour

Un immense marasme est ressenti ces derniers temps à la division forage de Sonatrach. Et pour cause, les contrats douteux signés dans le cadre de la politique de Ould Kaddour avec  des compagnies étrangères pour mettre à disposition des « experts » chargés de l’assistance technique dans les opérations de forage.

La Sonatrach a, en effet, signé des contrats de 95 millions de dollars avec deux compagnies étrangères pour la mise à disposition du personnel qui va assurer la supervision des opérations de gestion des opérations de construction de puits pétroliers, au détriment des cadres algériens. Ce fait, de désigner des superviseurs étrangers, a jeté l’émoi et surtout le désespoir chez les cadres de Sonatrach en charge des opérations de forage.

Car, avec 10% seulement du mentant de ces contrats, Sonatrach aurait pu envoyer ses cadres à l’étranger pour subir des formations et participer sur le terrain à des opérations de supervision des opérations de forage et, du coup, acquérir l’expérience nécessaire pour assurer ces missions en Algérie.

Non. Ould Kaddour, prix Nobel du mensonge et de l’imposture, en a décidé autrement. Lui, qui évoquait la bureaucratie et la non valorisation des cadres algériens, a préféré confier ces missions de supervision des opérations de forage à des étranger, avec un budget équivalent à celui d’une université de la taille de Bab Ezzouar.

LIRE AUSSI Sonatrach: réhabilitation des repris de justice

Sur instruction du Président de la République, l’université de Ouargla coordonne avec Sonatrach depuis des années pour former des ingénieurs de forage que le groupe pétrolier s’engage à recruter dès leur fin d’études. Mais, avec ces contrats qui sentent une odeur nauséabonde, les cadres algériens spécialisés dans le forage ont désormais des doutes sur leur avenir dans le pays.

Comme au Hammam

L’idée de ce contrat est née d’un besoin au départ des superviseurs de forage chevronnés. Il fallait combler un certain vide, en attendant la confirmation de certains cadres du forges aguerris et leur assujettir les missions de supervision des opérations.

Un appel d’offres  est alors lancé en juillet 2017. Le tri des offres a permis la pré qualification, en juillet 2017, des compagnies suivantes:

Well Engineering Partners (WEP) BV ;

Cudd Pressure Control, Inc. ;

Sarl Pentabell ;

Dietswell SA ;

NAUTICAWT Ltd. ;

Petrofac International (UAE) LLC ;

Altea Resource France SAS ;

Halliburton Energy Services Inc., Algeria Division ;

Senergy Wells Ltd ;

XCD Ltd. (Exceed) ;

Fire Creek Resources Ltd. (FCRL).

Mais, en mars dernier, Sonatrach a décidé d’attribuer les contrats, répartis en trois lots, à deux compagnies étrangères, dont Halliburton, l’ancien partenaire américain de Sonatrach dans BRC, que Ould Kaddour a mené à la faillite morale, avant de séjourner à la prison militaire de Blida.

Ainsi, Halliburton a bénéficié du lot n°2 avec un budget de 31 millions de dollars. Le lot n°1 a été, quant à lui décroché par la compagnie Senergy Wells Ltd, qui n’a jamais obtenu de contrat significatif en Algérie. Senergy a obtenu un contrat de 64 millions de dollars.

LIRE AUSSI Phœniciculture : 1.2 million de palmiers seront traités à El Oued

Le troisième lot a été déclaré infructueux et devra être disputé entre ces deux compagnies de services.

Si les antécédents de Ould Kaddour avec Halliburton son un secret de polichinelle, ses relations avec Senergy sont à chercher quelques part.

Le représentant algérien de Senergy est issu d’une famille qui a eu à gérer un centre de remise en forme (Hammam), avec un masseur (Kyas) un peu trop bavard.

Voilà comment est gérée la compagnie pétrolière qui va devenir la cinquième au classement mondial.

LIRE AUSSI Sidérurgie: le grand boom d’une industrie dédiée aux étrangers