Liberté d’expression : des missionnaires d’un nouveau genres

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Des missionnaires d’un genre nouveau s’activent actuellement dans le pays. Leur but: investir par tous les moyens existants les divers espaces d’expressions pour répandre une somme  de messages qui demeurent toutefois facilement décodables.

Leur contenu diffère selon les objectifs à atteindre et les parties intéressées par la diffusion sournoise d’informations-désinformations.

A force de se répéter, ils ont permis  de laisser deviner (identifier) sans grande difficulté les différents centres agissants. Ces derniers mois, les plus actifs  d’entre eux ont laissé déverser leur fiel  en tentant d’opposer la manière d’agir de l’ancien régime face à ses détracteurs avec celle des actuels tenants du pouvoir.

Ici, l’objectif évident vise à glorifier l’ère Bouteflika et faire passer son mépris légendaire à l’égard du commun des algériens pour de la passivité et de la tolérance face à la critique. A travers des «spots» grossiers émis sur les réseaux sociaux, les plus audacieux sont allés jusqu’à regretter cette époque avant d’être rapidement recadrés par une opinion nullement dupe.

Les débris laissés par la Issaba ne sont cependant pas les seuls groupuscules à tenter de tirer les ficelles dans l’ombre. Au nom de la sacro-sainte liberté d’expression, des parties rompues à la guerre des mots et aux rumeurs,  se déchaînent pour la préservation des intérêts de leur Etat,  en ne manquant pas de rebondir sur des affaires comme celle qui concerne le scandale Sonatrach au Liban.

Les missionnaires agissent encore une fois pour des cercles faciles à deviner, il s’agit de ceux là mêmes qui se trouvent derrière la diffusion de fausses informations faisant croire que certains hauts responsables de l’ANP se font actuellement suivre médicalement en France ou que la revue El-Djeîch est au centre d’importants changements internes. L’officier de l’armée ciblé (le DCIO) était pourtant bien présent à Alger le 8 Mai dernier et des images le montrant ont été retransmises à la télévision publique.  La revue de l’armée continue quand à elle à agir loin de la prétendue tension.

Le plus édifiant dans cette situation est cette faculté qu’ont ces parties à tenter de faire passer ces messages de propagande pour de l’expression libre, un droit à les en croire.  Le droit de créer la confusion dans l’esprit des citoyens, de se livrer au mensonge et d’asséner LEURS vérités aux autres.

Il est triste de constater que c’est un droit  que pensent également s’être octroyé des aventuriers de l’information, agissants sur certaines chaînes de télévision privées dans le pays.  A leur manière, elles aussi polluent…

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