Apaisement: libération de Bouregaâ, Benhadid et des détenus du hirak 

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Seulement quelques petites heures auront passées après la libération du Moudjahid Lakhdar Bouregâa, pour que l’autre moudjahid, maintenu en détention depuis plusieurs mois, Hocine Benhadid, ne soit lui aussi libéré de la prison d’El Harrach. algérie, tebboune, hirak, détenus du hirak

De même, plusieurs détenus du mouvement populaire dont le bédéiste Abdelhamid Amine, placé en détention par le tribunal d’Oran, et qui avait été condamné un an de prison dont trois mois ferme le mois dernier, ont été remis en liberté dans plusieurs wilayas du pays.

L’élargissement du Lakhdar Bouregâa, moudjahid âgé de 86 ans, qui a été arrêté fin juin 2019 puis placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, par le tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger, et qui aura passé cinq mois en détention provisoire à la prison d’El Harrach, pour être enfin, libéré jeudi 2 janvier 2020, aura été le point le plus marquant enregistré par Tebboune.

De même que la libération de Banhadid, placé en détention provisoire depuis le  mois de mai dernier. Hospitalisé à l’hôpital Mustapha Pacha, Hocine Benhadid a été remis en liberté par le tribunal de Sidi Mhamed. Il sera jugé en état de liberté le 5 mars prochain.

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27 détenus du Hirak ont été déférés devant le tribunal de Sidi M’hamed, dont 9 ont êtes relâchés et leur affaire renvoyée pour jugement aux dates comprises entre le 6 février et le 20 fevrier. L’audience se déroulait dans une salle pleine à craquer de monde et où les plaidoiries sont fortement suivies. Le tribunal a décidé du renvoi de leur affaire au 12 mars et leur mise en liberté.

Mesures d’apaisement salutaires pour entamer un dialogue politique national qui mettrait le nouveau président élu, Abdelmadjid Tebboune, en pôle position et lui conférerait plus de légitimité, afin d’avancer en force dans un contexte qui exige du Président beaucoup de doigté et de crédibilité pour dépasser les écueils du terrain politique miné dans lequel il a été élu.

Il est évident qu’une page a été tournée en 2019, et qu’une autre est en train de s’ouvrir, avec tout son lot d’exigences, de garde-fous et de nouvelles dimensions de la société algérienne. L’année historique qui vient de se clore continuera longtemps à déteindre sur celles qui vont suivre. Une ancienne Algérie est partie avec le système Bouteflika, et une nouvelle Algérie est en train de se construire, tant au plan politique, économique, que social et humain.

C’est une Algérie plus avide de liberté, de démocratie, plus sourcilleuse sur les  droits-de-l’homme, une Algérie jalouse de ses acquis politiques et sociaux que Tebboune va devoir convaincre.

Avec ces premières mesures politiques, Tebboune se donne les clés du  lendemain, pour aller plus loin et mener ses chantiers de réformes à terme ; il a déjà les moyens de le faire, tant il est vrai sa politique, à peine entamée, dégage un aura incontestable e tranche net avec la politique de l’ancien système.

Les négociations politiques qu’il vient d’engager avec tous les acteurs de l’échiquier politique et social ont réussi à convaincre la lus grande majorité de la classe politique. C’est déjà un gage de bonne foi ; la main tendue qu’il offre à tous fera le reste.

 

 

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